La rose et les barbelés
16
avr.
2026
Lasse de l'obstacle où se maltraitent les mots,
Dans l'éclair que vérité prend de pureté,
Les roses pleurent, griffées par un barbelé.
La ruse écrit la faute, la foudre dit les maux.
Si ruse creuse la fosse de l'impureté,
Au coin de la rue, au délié des chemins,
Que deviennent les fleurs fanées près du ravin
Si des mains d'homme ne les retenaient l'été ?
Si j'étais la mort en chemin, là, de vous, proche,
Venant cueillir vos imperfections amères,
à ma volonté que diriez-vous des chimères
Qui ont ceint vos jours pour votre nuit qui approche ?
Puis-je vouloir que l'ombre cesse de tournoyer
Quand vient le désarroi du fol orgueil à ma vue,
Que je cède mon âme à la beauté absolue,
Avant qu'ombre ne ternisse mes yeux ocrés.
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