Parlez-moi de l'azur
Parlez-moi de l'azur Aquarelle avec mon reflet
Si vous me contiez le ciel bleu, en ce jour éblouissant,
Soyez assurés du plus bel écrin, que peut l'écrivain.
Lorsque vous mariez la rime au vers, que le provin
Aime des floraisons fastes, c'est pour moi ondoyant.
Quand les nymphes rêvent, endormies dans le jardin,
Quand vous cueillez roses, ancolies et divin jasmin,
C'est de transport au cœur chantant que je les aime
Au cœur des chorales rêvant leurs poèmes.
Si vous me contiez le vert azur, avec la colombe,
C'est sur ses ailes que je conterai son firmament.
Quand de sa blancheur, il me parle des palombes,
C'est de communion, que je raconte le sacrement.
Si de mon chat blanc, vous voyiez la grâce sublime,
Chaque jour se délassant au pré, verriez-vous
L'alchimie du geste qui clame la liberté de nos cimes,
Quand il épouse mon chat noir, et le réconforte, debout ?
Contez-moi la beauté des souverains horizons au loin,
Et c'est d'une étole de soie, que je peins le paysage,
Que saisons unissent de l'an créé, à la vue des témoins,
Les bras chargés de blé coupé, que mon jardin engage.
Parlez-moi des randonnées, à nos monts levés,
Et des pâturages où paissent blanches brebis,
Et c'est d’ascension aux collines verdoyantes,
Que je dessine la ligne et l'ellipse de la vie.
Dites-moi l'humilité hébergée par la pensée du matin,
Et c'est de votre joie aux rayons naissants que je tisse
Nuages légers, semblables au langage enfantin,
Qui crée l'innocence en la fleur du blanc lys.
Parlez-moi du cœur en mouvement, et non en lamentations,
Et c'est de sérénité que je vois les auras s'émouvoir,
Car il n'y a pire duperie que le mot contraire à la création,
Quand d'un vert sombre, je détourne le regard de ce miroir.
Parlez-moi de vos choix, quand de la laideur êtes lassés,
Pour que de la montagne, je gravisse avec vous l'âpreté
De ses flancs endoloris, que fleurs défroissées,
Espèrent croître du soleil glissant sur l'eau mouchetée.
Parlez-moi de l'azur !