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Le diadème des offrandes - Béatrice Lukomski-Joly - Littérature poésie "Poésie d'un temps qui n'existe plus, existera demain, meurt et renait."

destinees

Vieillesse venant

Béatrice Lukomski-Joly
Vieillesse venant
Vieillesse venant

Aquarelle faite sur du papier à lettre J'ai marché tant de fois le regard levé, Déchirant la tristesse d'un monde peiné Quand le temps balaye de ses bras lourds Les pensées des hommes gourds. Aux supplications, aux pas marchés le jour, Aux rêves que plus personne n'étreint d'amour, J'ai perçu les cuivres tempêter la tragédie Quand aux chimères, les hommes se parodient. J'ai arpenté tant de rivages, tant de chemins Qu'aux pas marchés, j'ai vécu le chagrin Des poètes bannis, nos bras en croix de bois, Que le feu brûle, que Phoenix aime et voit. Aux débauches dans le bruit des vilenies, Aux cris du...

Extrait : "Entendez ! " Paroles entre l'Ange et le Génie lors de l'hiver 1984

Béatrice Lukomski-Joly
Extrait : "Entendez ! " Paroles entre l'Ange et le Génie lors de l'hiver 1984
Extrait : "Entendez ! " Paroles entre l'Ange et le Génie lors de l'hiver 1984

Tableau à l'huile me représentant en 1984 en train de lire au bord de l'étang des Lésines à Hauteville-Lompnes au moment où l'idée d'écrire "Le Génie" germa en moi. Je n'ai pas réussi à faire une photo moins floue de ce tableau, car l'environnement se reflétait dans le verre de l'encadrement. Tableau appartenant à ma fille Julie Koutzine-Joly née en 1984 avec laquelle j'ai écrit cette pièce, je veux dire en sa présence quotidienne en mon bureau." « Écoute bruire le souffle de mes vents ! Au gré de tes pas, raconte le temps Qu'il a fallu au temps pour s'apprivoiser en homme. Raconte le temps qu'il...

A la recherche de Jeanne - 12 avril 2020 -

Béatrice Lukomski-Joly
A la recherche de Jeanne - 12 avril 2020 -
A la recherche de Jeanne - 12 avril 2020 -

12 avril 2020 - Bonjour ! Qui es-tu ? Que viens-tu déranger ma tranquillité d'hêtre ? (Être) - Je ne suis personne. Je venais juste voir si, ici, quelqu’un pouvait me consoler. - Te consoler ! Mais, ici, en ce lieu, personne ne console personne ! Nous sommes des arbres. As-tu déjà vu un arbre consoler un humain ? répond l'hêtre. - Oh ! Je me disais juste que c’était possible ! Que vous aviez, comme moi l’humanité en vos écorces ! On dit que vous gommez la peine lorsqu’on vous caresse. Aussi, suis-je venue te sentir et voir si ta sève était semblable à mes larmes. - Nous l’avons ! Mais pas pour...

En passant par la Lorraine avec vos gros sabots

Béatrice Lukomski-Joly
En passant par la Lorraine avec vos gros sabots
En passant par la Lorraine avec vos gros sabots

En passant par la Lorraine avec vos sabots, Claudine ne vous a rien dit, Madame, quand prenant votre bras âgé de quatre vingt huit années, quand épousant vos pas arpégés, malgré votre grand âge, grande Dame, par tant de tracas retirés et vos oriflammes au vent, tant de mémoire habillée et ravivée, elle vous vit de lys vêtue aux pas johanniques, d'amour et de silence, d'airain et d'or, l'armure flamboyante sur le soleil que de bleu azur vous fîtes, avec elle, Liberté. Votre main en la main de Jeanne, avec l'archange Michaël pour étendard et son épée sculptée, vous pleurâtes le cœur tout égratigné...

Extrait d'un poème : la Nature du Dieu prestigieux

Béatrice Lukomski-Joly
Extrait d'un poème : la Nature du Dieu prestigieux
Extrait d'un poème : la Nature du Dieu prestigieux

« S'il est un mot plus beau que l'autre, doux et fort, Il n'est plus un mot, mais Verbe, flore et agneau, et lorsque je L'aime, azuré tel le soleil, Il m'élève solennel, lustrée de vermeil, chantant Son alliance pour notre dessein que destin emplit de joie pour Son bel essaim. Lorsque je Le vois me tendre Ses bras m’aimant, et encor' me donner Sa promesse d'Amant, Il chante Sa conscience en un noble chant que mon seigneur lumineux parle clairvoyant. Assis le long du jour, sur mon regard penché, Il baigne mes yeux de Son éclat consacré. Quand Il m'annonce Son être à l'orée du jour, prenant tout...

Destinées

Béatrice Lukomski-Joly
Destinées
Destinées

Feuilles irisées dans la forêt Sautillent tel un destin amer ; Et pendant que dans l'ocre marais L'air tremble du vol des éphémères, Le sentier vers son portail nous porte, Venant tapoter à notre porte. Branches, grâce au vol des hirondelles, Courbent leur dos pour nous accueillir ; Et lorsqu'araignées créent leurs toiles, Tissant des spirales, sans bruire, Les roulis d'ailes brisent la soie Qui aurait bien terni le hautbois. C'est ainsi lorsque Zéphyr* s'apaise Pour qu'Air* nous donne sa quiétude ; Et qu'en plein Vent*, feuilles grisées d'aise, Aident l'élan voulu par le Sud* ; Rien n'est plus...

L'Amour du monde, c'est quoi ?

Béatrice Lukomski-Joly
L'Amour du monde, c'est quoi ?
L'Amour du monde, c'est quoi ?

Il n'y a rien qui m'a le plus blessé que tous ces gens qui veulent être quelqu'un, avoir un nom, un statut, être dans le souvenir de quelqu'un, au centre de tous, ignorant ce que les autres sont autour d'eux et ceux loin d'eux. "Être dans le souvenir de quelqu'un" ? Et, ils sont tombés du côté du pire souvenir le plus souvent, à force d'avoir rêvé d'être bon sans l'avoir été ayant pourtant cru qu'ils l'étaient, ignorants ce qu'est l'humilité. En cela, oui, que chacun se dise qu'il engrange plus de souvenirs mauvais que de bons et qu'en cela, il ne devrait jamais espérer rester dans la mémoire d'un...

Le colibri, l'aigle et le rampant.

Béatrice Lukomski-Joly
Le colibri, l'aigle et le rampant.
Le colibri, l'aigle et le rampant.

Un colibri volait bas, caressant l'âme de la terre, Il était blanc comme l'éclat d'un soleil cuivré, Bleu comme l'azur dans son horizon mordoré. Un aigle volait haut au-dessus des nuages ; Il était sombre comme un sentiment triste, À l'habit obscur dans le pli de l'astre brûlant. Un moineau battait des ailes, un autre pleurait, L'un accablé appela l'aigle, et aigle planait Au-dessus de la vallée sans ombrage. Manquant de chaleur, un merle cessa de chanter, Aigle cherchait sa proie, et colibri chantait, Quand vint un rampant cherchant aussi une proie. L'aigle vit le joyeux colibri et le rampant,...

L'indigent

Béatrice Lukomski-Joly
L'indigent
L'indigent

Quel est ce sourire qui s'estompe, Et cette ombre ténébreuse qui va, Ce fort coup de tonnerre qui frappe, Et ce typhon qui ternit les gravas ? La rue glane ses piétons frileux Et le noir bitume crie sa colère ; La saison met son foulard peureux, Et tout va bruyant de fièvre. Le sol est jonché de feuilles mortes, Et encor' d'injures et de débris ; Les blasphèmes ont fermé la porte ; La rue a pris l'indigent sans abri. La nature a pleuré ; lui aussi. La bière a coulé ; les larmes aussi. Et les murs fissurés ont blêmi. Les arbres l'ont scruté ; la vie aussi. Qui, de raison, regrets, d'insensé, A vu...

Lukas

Béatrice Lukomski-Joly
Lukas
Lukas

tableau œuvre personnelle non libre de droits Photo du tableau faite devant une lumière pour en voir la transparence; Tableau offert à la maman. Lukas joue dans les cailloux, cherchant la perle or que papa voile, que maman espère à l'aube, quand s'éveillant, l'enfant guilleret joue dehors, le sourire grave, son rire sur les lèvres. Beau comme un soleil éblouissant, Lukas aime Maman belle, et papa doux qui offre ses bras aux petits matins bleus, et aux grands soirs qui sèment l'avenir pour tisser le fil d'argent qui va. La bouche, tel un cœur vif, embrasse l'orée des jardins embaumant le jasmin...

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