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Le diadème des offrandes - Béatrice Lukomski-Joly - Littérature poésie "Poésie d'un temps qui n'existe plus, existera demain, meurt et renait."

La vieille bâtisse.

Béatrice Lukomski-Joly
La vieille bâtisse.
La vieille bâtisse.

Il était une fois une bâtisse. La maison était vieille, d’un âge certain, centenaire et davantage, qu’elle avait nécessité beaucoup de travaux. Chaque pièce avait été reprise, embellie, consolidée. Pour cela, il avait fallu sur des décennies une grande quantité de matériaux. Ceux, anciens, avaient été stockés dans les annexes toutes aussi nombreuses que l’avaient été les désirs du beau et du presque bien fait. Elles étaient au nombre de cinq : une cave voûtée sous toute la superficie de la maison, un garage avec cour et deux bâtis dont l’usage au siècle dernier était courant : des commodités de...

La fille au bord de l'Odet et de l'Aulne

Béatrice Lukomski-Joly
La fille au bord de l'Odet et de l'Aulne
La fille au bord de l'Odet et de l'Aulne

Photo personnelle À genoux, le teint incolore sur des yeux limpides comme la clarté d'un nuage se chargeant de pluie, les yeux fatigués, elle marchait bordée d'innocence enfantine. Pleuvait-il sur le trottoir alourdi d'un bitume gris qu'elle semblait encore ignorer si un nuage était blanc, gris, peut-être bleu, parfois rose, semblables aux tissus enfantins qu'elle chiffonnait chaque jour entre ses doigts, ses jours travaillés. Elle était à l'aube d'une vie qui peinait à se dessiner, car elle était à peine sortie de l'enfance, avec dans le regard et son rire toute la lumière du désir d'être soi,...

Ô Mystère

Béatrice Lukomski-Joly
Ô Mystère
Ô Mystère

C’est l’hiver, presque, louant son mois, fort de frimas jouant du pipeau, et de gelées dorées, de brouillards blancs, aussi ; il fait froid. J’ai froid. Enfin, pas vraiment ! Siégeant dans le ventre, le ventre du monde, l’hiver attend sagement qu’automne glisse vers sa lumière, l’aube en hiver. Enfin, vous le savez ! Car l’aube venant son chemin, si vous la voyez, c’est toujours en cette saison, jamais dans le sein des autres, n’appelant que son aurore cette source comme une rose de nuit. Enfin, si vous la voyez ! Bleutée comme une rosace, rose comme une fleur pourpre, parce que l’aube est bleue...

Court extrait de mon livre "Le sentier"

Béatrice Lukomski-Joly
Court extrait de mon livre "Le sentier"
Court extrait de mon livre "Le sentier"

"Ô, mon ami, aux cheveux de lumière ! C'est ton laurier en germination croissante que je vois d'un vif éclat orner ma chevelure. Tout est si sombre dans ces nuits gelées qu'il faut bien que les colonnes éclairent les ténèbres pour que scintille ma robe en plein minuit du midi au firmament ! Combien d'esprits étincelants vêtent ces nuits sombres pour que je sois saisi par la gelure de décembre afin de mieux marcher en mon cœur réchauffé ! C'est mon aurore, en ces nuits, enfantée par douze êtres majestueux dont je devine les mille yeux forgés d'éclairs dans leurs ailes étendues. C'est cela l'hiver,...

L'Amour du monde, c'est quoi ?

Béatrice Lukomski-Joly
L'Amour du monde, c'est quoi ?
L'Amour du monde, c'est quoi ?

Il n'y a rien qui m'a le plus blessé que tous ces gens qui veulent être quelqu'un, avoir un nom, un statut, être dans le souvenir de quelqu'un, au centre de tous, ignorant ce que les autres sont autour d'eux et ceux loin d'eux. "Être dans le souvenir de quelqu'un" ? Et, ils sont tombés du côté du pire souvenir le plus souvent, à force d'avoir rêvé d'être bon sans l'avoir été ayant pourtant cru qu'ils l'étaient, ignorants ce qu'est l'humilité. En cela, oui, que chacun se dise qu'il engrange plus de souvenirs mauvais que de bons et qu'en cela, il ne devrait jamais espérer rester dans la mémoire d'un...

ÊTRE ou le rayon ciselé : Je suis.

Béatrice Lukomski-Joly
ÊTRE ou le rayon ciselé : Je suis.
ÊTRE ou le rayon ciselé : Je suis.

Je ne suis rien, car je ne veux rien, rien être, Ni être une chose, ni être un nom, rien qu'Être ! N'être aucune prétention sinon prétendre être Qu'aux pas des arbres rencontrés, j'ai été pour être. N'être rien que ce que je peux être, chaque instant, Quand l'instant épouse l'éternité pour le firmament. N'être que ça, le firmament dans mon éternité ! Rien que cette étole d'étoiles à mon regard édifié ! Pourquoi être un autre quand s'efface le jour, Et que la nuit m'embrasse de ses astres d'amour, Quand à la rondeur des déliés des vies passées, Je marche d'inclinaisons face au vent, rassasiée ?...

Dédicace hommage à Friedrich von Schiller

Béatrice Lukomski-Joly
Dédicace hommage à Friedrich von Schiller
Dédicace hommage à Friedrich von Schiller

Ô poète ! Des muses, laquelle est ton élue ? De quelle saison, aimes-tu l'abondance des talus ? Des royaumes, desquels, aimes-tu la plaine ? Des fleurs, aimes-tu l’œillet ou la marjolaine ? Qui des montagnes, lèves-tu à l'apogée des cimes ? Quoi des mers et des océans, habille tes rimes ? Ô poète ! De quelle semence, as-tu levé la fleur ? Dis-moi le nombre du temps qui a aimé tes heures ? De quelle terre, as-tu posé l'encre de tes jours, Quand fleurissaient d'or les belles-de-jour, Quand jours, il y eut, quand nuits les a aimés ! Raconte ! Raconte le vent et ses baisers enflammés, Les frissons...

Orage

Béatrice Lukomski-Joly
Orage
Orage

C'est jour de pluie. Que dis-je C'est la paix conflit. Paix pleure. C'est un orage. Que dis-je ? Cœur déserte. Un éclair me fend. C'est un nuage. Que dis-je ? Il n'est rien d'autre. Une ride se creuse. C'est le vent. Que dis-je ? C'est un soufflet. Une gifle sans courage. C'est pis encore. Que dis-je ? Une tornade passe. J'ai mal à ma ride. C'est neige blanche. Que dis-je ? Un flocon fige une larme. Visage a froid. C'est la moisson. Que dis-je ? Terre est aride. Elle n'a pas compris. C'est...je me demande. Oui, que dis-je ? Je ne sais plus. La droiture est morte. C'est une fleur du mal. Que dis-je...

Le nectar pourpre

Béatrice Lukomski-Joly
Le nectar pourpre
Le nectar pourpre

Lorsque je fais une pâle copie d'un portrait existant de celui qui est estimé comme étant le plus grand poète allemand : Novalis, et quand l'Académicien Jean Moncelon insérait dans sa lettre bimestrielle 77 traitant de Novalis trois de mes poèmes écrits en hommage à Novalis, ce fut pur bonheur. http://novalis.moncelon.fr/Lettre%2077%20NOVALIS.pdf Voici un de ces trois poèmes Le nectar pourpre Tu es venu écouter mon valeureux ciel, Au matin sublime, aux nuances qui paraissent, Et de tes lèvres empourprées par le soleil, Tu as embrassé ma bouche qui, les mots, laisse. Tu es descendu des étoiles,...

Folle idolâtrie sans raison ni justice. Propos sur le Temps.

Béatrice Lukomski-Joly
Folle idolâtrie sans raison ni justice. Propos sur le Temps.
Folle idolâtrie sans raison ni justice. Propos sur le Temps.

Les hommes adulent ce qui vient du passé sans jamais voir quoi ou qui vient vers eux du présent soit du futur. Le passé-temps n'est pas le passé éternel, et le présent peut être un passé et simultanément un futur éternel toujours présents se tenant face à nous sans que nous ne le voyions. Ces temps dans leur réalité annulent le présent-temps et non pas le temps-action. Lorsque nous méditons l'instant dit temps présent, nous nous apercevons qu'il devient un temps inexistant puisque vivant dans son passé et son futur ce qui est facile à vérifier : il n'y a pas plus inexistant que ce que nous nommons...

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