.......... Sur le chemin rougeoyant, j’ai marché un matin. Les veillées étaient feutrées comme la mort. Elle, pleurant en son voile, embaumait le chemin, Le jour était prudent tel un enfant qui dort. Il était là, encore suspendu aux bois d’olivier. Nous entendions le sol gémir du calvaire. Chaque pas résonnait d’un écho sur le gravier. Nous marchions, les yeux baignés d’hiver. Le froid ternissait nos joues embrumées. Jour et nuit, lune et soleil, se confondaient. Nous allions en ce drame de chagrin, troublés. La nuit était lente et nos cœurs tremblaient. Il semblait que le temps avait cessé de...
Photo personnelle Bientôt, nous verrons l'horizon se lever, au loin, Lors de l'arrivée de la clarté printanière. Nous verrons l'amour paraître pour nos besoins, Et nos bras épouseront l' Æ ther , notre aiguière. Je vois déjà l'aurore s'élevant tel un feu, Réclamant notre ascension, notre conscience ; Et depuis la ligne sans fin, se lèvent les yeux, Priant l'infini serment d'aimer d'alliance. Chaque matin, mon cœur s'allège de sa nuit, Et les heures rendent, au bonheur d'être née, Le fruit du miel, en germination à son nid, Qu'alvéoles aiment emplir de sève dorée. Après l'éveil, sur la ligne de...