Le chant stellaire
Dans le jardin sont venus tournoyer mille follets,
éblouissant leurs étoiles montantes, mes aïeules ;
puis sont venues sur mille rayons, cent reines de lait
nées de fleurs solaires assises dans l’air du miel.
C’était beau, majestueux et solennel vignoble.
Tant d’émerveillement olympien à mon regard vert,
qu’éblouie d’Amour en leur sein noble,
je me mis à valser avec les forces de Déméter.
Légère, tel un papillon transfiguré en plein vol,
je volais vers l’azur bleu que mes yeux voyaient rose,
pourpre, mauve, garance et flammes vertes en obole.
Tout vibrait en une vaste messe stellaire éclose.
C’était beau, majestueux et solennelle vigne,
car d’une fleur merveilleuse, j’étais l’invitée,
et de la musique des sphères, j’étais l‘archet digne
conduisant la symphonie des vies de Nature ornée.
Je pouvais voir d’un œil invisible la profondeur
et la surface de l’Amour, Son vêtement en secours,
Sa grâce et Sa volonté, Sa force en Son habit d’heures
qui, de lumière, rayonnait le monde et Son jour.
C’était beau, majestueux, et solennel en gloire,
car de cet Être immense venu me voir, j’étais une perle
offrant sa nacre à la pensée des plus sublimes moires
qu’est l’Amour engendré par le Fils de Noël.
Dans le jardin, des roses blanches babillaient fleuries
parmi des roses rouges et des roses ciel
que nul ne peut voir si le cœur n’est pas la main qui fleurit,
l’entièreté de l’âme pour Son bel Esprit sacrificiel.
C’était si beau, chevalier et prude foi en ma charité,
que de ma rose au creux du cœur à peine née,
je vis mille yeux scintiller sur des dômes dorés,
entrelaçant l’acmé qui est la vie et la joie d’aimer.
J’avais faim et soif de toutes ces merveilles
et j’en aimais la terre pour y être à ma place, non plus loin,
et mieux encore, je m’élevais tel un soleil
rayonnant d éclat, blottie dans la force de l’Oint.
C’était si solennel dans la pensée d’éther en son étoffe,
que je vis poindre l’Aurore couronnant mes aurores,
chaque matin bienfaisant que le Messie offre.
C’était le monde, l’univers, en moi tissés de fils d’or.
Ce 14 novembre à 4 heures ce matin, jetée de mon lit par la nuit
qui voulait écrire son verbe.
œuvre personnelle : acrylique
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