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Le diadème des offrandes - Béatrice Lukomski-Joly - Littérature poésie "Poésie d'un temps qui n'existe plus, existera demain, meurt et renait."

Nature du matin

Béatrice Lukomski-Joly

Nature du Matin lorsque tout s’éveille,

aube après la nuit, tu m’émerveilles,

enchantant la vie quand ton soleil se lève

nous embrassant de ses lèvres.

 

Lorsque la rosée baigne nos pieds meurtris,

ta beauté de lumière nous éblouit

et tu lèves l’arc-en-ciel afin d’éclairer

nos pauvres egos manquant de clarté.

 

Chaque éveil ayant en soi pris la nuit

raconte les temps anciens évanouis

qu’à nos entendements sans conscience,

nous oublions, pourtant de confiance.

 

Et, voir tant d’âmes endormies le jour

relève de la blessure qui me laboure.

À la joie d’être en toi, élevée me bercent la vie,

le chant et l’harmonie, le souffle et l’infini.

 

Heureux, suis-je de souffrir avec dévotion

quant à ta mémoire, je suis une respiration

que tu joues à mes oreilles entendues,

quand je te lève d’adoration, t’ayant vu.

 

Es-tu arbre que je grandis tes branches.

Es-tu pétale que je deviens pervenche.

Voyant en chaque nervure, éteint l’obscur

qu’en ta Nature se rêve la verdure.

 

Es-tu fleur montrant le lever de son calice

qu’avec toi, fidèle, je crée, fermant les abysses,

et tu relèves de tes rayons l’innocence,

la pureté venant vers nous en ta puissance.

 

Es-tu beauté d’un chat divin ou papillon,

gloire d’un cygne immaculé, d’un oisillon,

dans l’air, sur l’eau, appelant ton nom,

que je te touche, toi, l’incréé du tout créé, le don.

 

Que je te pense sublime de toutes les beautés,

et tu viens briller en mes jours par toi nés.

Que je te rêve, tu me montres les destins,

berçant ma pauvre âme aimant tes desseins.

 

Te voir, seul ou non-seul, Amour ou secours,

tisse l’habit que tu files de belles-de-jour,

de roses bleue, rouge, or, au firmament solaire

que tu écris le Graal d’un Verbe stellaire.

 

Tel tout Roi aimant et partageant le geai,

la quintessence de l’homme que tu revêts,

et luit en nos âmes magistrales ta tunique

que chacun voit messianique.

 

Sublime mystère qu’est ta poésie

quand chaque année, elle renaît d’elle-même,

verdoyante et d’excellence au jour

que tu surélèves dans le fruit du labour.

 

Je vais adombrée par tes rayons qui sont des baisers,

montrant le calice éternel à mes yeux avisés,

vierge de toute souillure en sa sève,

qu’abeilles portent ta parole sur ton glaive.

 

Dans " Le diadème des offrandes".

 

Aquarelle réhaussée de pastel sec.

Œuvre personnelle

"Visage intérieur"

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