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Le diadème des offrandes - Béatrice Lukomski-Joly - Littérature poésie "Poésie d'un temps qui n'existe plus, existera demain, meurt et renait."

Sommeil conscient

Béatrice Lukomski-Joly

"Buisson de roses" de Monet

 

Mon âme s'est enveloppée d'un ciel de joie

Quand une nuit, soudainement habillée d'ailes,

Je volais dans mon sommeil, parée de voyelles

Dans mon repos que le calme entend sur sa voie.

 

Ce n'était pas la première fois, aussi tendre

Que ma souvenance pense sa vie, j'affirme !

Voler comme un oiseau, comme un ange, j'affirme !

Heureuse de cette grâce qu'ailes engendrent.

 

La conscience au clair de la nuit étoilée

S'éveilla d'un seuil offert pour que je vois.

Que vis-je du seul jour se levant à ma voix

Quand archétypes d'esprits vinrent dévoilés ?

 

Sortant de ma nuit, le cœur habité d'amour,

Le cœur dans l'esprit animé resplendissait

Et ondes sans fin, ni commencement, créaient

Dans chaque rayon que ciel éclaire toujours.

 

Je les vis allumant leur mouvement sans repos,

Là, de couleurs resplendissantes à l'entour,

D'ondes sans silence et animées du clair-jour

Qu'ils pensaient en moi l'image pour mon propos.

 

Éveillée ample sans avoir vraiment dormi,

Dormant cependant profondément dans mon lit,

Je n'avais de cesse de regarder leurs vies,

De celles qui ressemblent à mon doux Esprit .

 

Aurais-je les mots justes pour vous le décrire

Ce monde de l'Esprit que je demande au Verbe

Pour le magnifier, car rien n'est plus superbe

Que sa joie ondoyant pour Sa poésie ! Dire !

 

Revenant des cieux avec un couffin de rimes

Que sources lumineuses me léguaient d'attente,

Je vis la création sans cesse flottante

Offrant l'art en nos mains et en haut de nos cimes.

 

Tout n'est que beauté là où je suis ailée*,

Transparence, sans ombre ni ténèbres, luit,

Et couleurs de cristal ornent mon front d'un huit,

Aimée comme témoin et poète voilé.

 

Si je vole, vole, vole et encore vole,

C'est sans fatigue que je reviens éclairée,

Le cœur pur assouvi, la pensée rassasiée,

Que mon sommeil rend à la nuit et sa coupole.

 

Ce n'était pas la première fois, aussi tendre

Que ma souvenance pense sa vie, j'affirme !

Voler comme un oiseau, comme un ange, j'affirme !

Heureuse de cette grâce qu'ailes engendrent.

 

*licence poétique : ailée  pour dire aller vêtue d'ailes

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