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Le diadème des offrandes - Béatrice Lukomski-Joly - Littérature poésie "Poésie d'un temps qui n'existe plus, existera demain, meurt et renait."

aube, aurore, crepuscule

Revoilà la nuit

Béatrice Lukomski-Joly
Revoilà la nuit
Revoilà la nuit

Revoilà le soir ; revoici le crépuscule ; J'entends leur flûte jouer le pli de leur drap Couvrant l'univers et son sommeil d'opéra ; Et ma terre dépose à la nuit sa virgule. C'est le lever des espoirs, vifs et endormis, Que la nuit accueille, qu'étoiles embellissent, Au cœur de minuit, quand Père dit l'édifice, Et que retentissent les hymnes à la nuit. Revoilà l'obscurité répandant ses cendres, Pour que le jour enfin s'éclair', pour que tu vois, Réanimée dans les yeux azur de Sa voix ; Et mon tombeau lève la lettre de mon tendre. Revoilà le jour, le dôme de la rosée, Qu'en mon berceau, je torsade...

Les jours mazdéens

Béatrice Lukomski-Joly
Les jours mazdéens
Les jours mazdéens

Acrylique et pastel - œuvre personnelle faite avec Lukas - Je rêve des jours mazdéens, Parmi l'envol des oiseaux au matin, Et au petit soir des fraîches lenteurs, Je vis l'attente des rayons des bâtisseurs Comme autant de clarté sans adieu, Sans qu'ombre ne ternisse leur milieu. Il n'est point d'ombre à l'aube du jour ! Soleil rose, jaune dans un ciel orangé, Tant de chaleur pour fleurir mon oranger ! Sous tes piliers, je vais solide de ferveur Que bien des âmes voudraient de terreur. Soleil radieux de mes jours endimanchés Donne ta main à chaque seconde épanchée ! Il n'est point d'ombre à l'aube...

Ô Mystère

Béatrice Lukomski-Joly
Ô Mystère
Ô Mystère

C’est l’hiver, presque, louant son mois, fort de frimas jouant du pipeau, et de gelées dorées, de brouillards blancs, aussi ; il fait froid. J’ai froid. Enfin, pas vraiment ! Siégeant dans le ventre, le ventre du monde, l’hiver attend sagement qu’automne glisse vers sa lumière, l’aube en hiver. Enfin, vous le savez ! Car l’aube venant son chemin, si vous la voyez, c’est toujours en cette saison, jamais dans le sein des autres, n’appelant que son aurore cette source comme une rose de nuit. Enfin, si vous la voyez ! Bleutée comme une rosace, rose comme une fleur pourpre, parce que l’aube est bleue...