Le colibri, l'aigle et le rampant.
Un colibri volait bas, caressant l'âme de la terre,
Il était blanc comme l'éclat d'un soleil cuivré,
Bleu comme l'azur dans son horizon mordoré.
Un aigle volait haut au-dessus des nuages ;
Il était sombre comme un sentiment triste,
À l'habit obscur dans le pli de l'astre brûlant.
Un moineau battait des ailes, un autre pleurait,
L'un accablé appela l'aigle, et aigle planait
Au-dessus de la vallée sans ombrage.
Manquant de chaleur, un merle cessa de chanter,
Aigle cherchait sa proie, et colibri chantait,
Quand vint un rampant cherchant aussi une proie.
L'aigle vit le joyeux colibri et le rampant,
Et suggéra au rampant d'avaler un scorpion.
Colibri regarda à l'entour et vit le moineau.
Le merle siffla fort, pourtant le printemps parti ;
Petit moineau prit sous son aile le colibri,
Et ensemble, l'un scrutant le ciel, l'autre la vallée.
Unis, ils virent et, l'aigle et, le rampant,
Et de plusieurs battements d'ailes reliés,
Ils s'envolèrent voir un hérisson joli.
Le hérisson avala le rampant avant l'aigle,
L'aigle dépité d'avoir perdu sa proie volait,
Cherchant mais en vain le colibri et le moineau.
Réfugiés sous les palmes vertes près des fleurs,
Ils regardèrent l'aigle passer qui volait si haut,
Et eux, invisibles désormais, chantaient de joie.
Le plus perspicace n'est pas toujours le plus fort,
Ni le plus perfide, mais...
deux réunis
Pour la beauté du monde et des nobles sentiments.
Photo personnelle NON LIBRE DE DROITS
"L'enfant et le bébé Malinois."
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