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Le diadème des offrandes - Béatrice Lukomski-Joly - Littérature poésie "Poésie d'un temps qui n'existe plus, existera demain, meurt et renait."

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Parlez-moi de l'azur

Béatrice Lukomski-Joly
Parlez-moi de l'azur
Parlez-moi de l'azur

Parlez-moi de l'azur Aquarelle avec mon reflet Si vous me contiez le ciel bleu, en ce jour éblouissant, Soyez assurés du plus bel écrin, que peut l'écrivain. Lorsque vous mariez la rime au vers, que le provin Aime des floraisons fastes, c'est pour moi ondoyant. Quand les nymphes rêvent, endormies dans le jardin, Quand vous cueillez roses, ancolies et divin jasmin, C'est de transport au cœur chantant que je les aime Au cœur des chorales rêvant leurs poèmes. Si vous me contiez le vert azur, avec la colombe, C'est sur ses ailes que je conterai son firmament. Quand de sa blancheur, il me parle des...

Pour écrire un poème - à la manière de Jacques Prévert -

Béatrice Lukomski-Joly
Pour écrire un poème  - à la manière de Jacques Prévert -
Pour écrire un poème - à la manière de Jacques Prévert -

Pour écrire un poème, Prenez d’abord une feuille de papier, Qu’il soit parchemin ou papier du pauvre ; Puis prenez une plume de cygne blanc Que vous aurez taillée, aiguisée, effilée. Trempez celle-ci dans l’encre violette Ou noire ou bleue, comme il vous conviendra. Tracez des lignes et des volutes sur le papier Pour vous familiariser avec l’outil pointu, Aussi avec l’intimité de son être élémentaire. Parlez à la plume, à l’encre et au papier De vos intentions. Elles doivent leur plaire. Sans leur accord, vous ne ferez rien de bon. Ils mettront de la discorde entre les mots, Se feront valoir de...

La vallée de lumière

Béatrice Lukomski-Joly
La vallée de lumière
La vallée de lumière

Je suis une plume virevoltant dans l'air, Un arc-en-ciel coiffant la vallée de lumières, Une pensée allant vêtue de mots sanctuaires, Pour voir l'éclat de la poésie de mes pairs. Si je vais, sacrée, en l'honneur versifié, Dans la grâce et la majesté de poésie, Elle, m'aimant d'obligeance et de courtoisie, C'est de prophétie vraie qu'elle dit mon foyer. Lorsque descendant de son azur éloquent, Animée de joie pour ma seule béatitude, Je prends la plume que mon Cygne de solitude Confie à la rime pour l'ardeur de mon volcan. Poète, toujours, providence sûre, je vais, Les poèmes levés, l'humanité propice...

La flamme de mes lettres

Béatrice Lukomski-Joly
La flamme de mes lettres
La flamme de mes lettres

Le vent d'hiver tombe telle une feuille morte Et pendant que l'amer soupir cogne à ma porte, Ombres d'infinis vœux volent à ma fenêtre Cédant leur tristesse à la flamme de mes lettres. S'il est tard, s'il est ingrat de penser la route, Si encor’ rien d'un nuage n'ouvre ma voûte, Quoi consacrer d'aise à ma lèvre qui soupire Quand sautille la dernière feuille au nadir ? S'il est une larme glissant sur mon sourire Faisant fi de mon tourment quand tombe le pire, Que soupirerait le regard à ma douleur Si l'iris ne fermait son voile à sa frayeur ? Pendant que les branches dénudées s'assoupissent, Que...

Du sens des mots et protection individuelle

Béatrice Lukomski-Joly
Du sens des mots  et protection individuelle
Du sens des mots et protection individuelle

Je me suis réveillée ce matin avec cette pensée. Lorsque nous écrivons en qualité d'artiste, poète et/ou écrivain, nous portons la mention suivante : "Toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé est purement fortuite." Ma pensée, au réveil, ce matin fut que nous devons dire et écrire, dorénavant : "Toute ressemblance avec des personnes existantes, ayant existé, et/ou qui existeront dans un avenir* proche ou éloigné, est purement fortuite.", ce que j'acte dès aujourd'hui pour le futur à cette minute précise. Comme nous écrivons parfois sur des intuitions, tel le fit le poète...

Dédicace hommage à Friedrich von Schiller

Béatrice Lukomski-Joly
Dédicace hommage à Friedrich von Schiller
Dédicace hommage à Friedrich von Schiller

Ô poète ! Des muses, laquelle est ton élue ? De quelle saison, aimes-tu l'abondance des talus ? Des royaumes, desquels, aimes-tu la plaine ? Des fleurs, aimes-tu l’œillet ou la marjolaine ? Qui des montagnes, lèves-tu à l'apogée des cimes ? Quoi des mers et des océans, habille tes rimes ? Ô poète ! De quelle semence, as-tu levé la fleur ? Dis-moi le nombre du temps qui a aimé tes heures ? De quelle terre, as-tu posé l'encre de tes jours, Quand fleurissaient d'or les belles-de-jour, Quand jours, il y eut, quand nuits les a aimés ! Raconte ! Raconte le vent et ses baisers enflammés, Les frissons...

Le nectar pourpre

Béatrice Lukomski-Joly
Le nectar pourpre
Le nectar pourpre

Lorsque je fais une pâle copie d'un portrait existant de celui qui est estimé comme étant le plus grand poète allemand : Novalis, et quand l'Académicien Jean Moncelon insérait dans sa lettre bimestrielle 77 traitant de Novalis trois de mes poèmes écrits en hommage à Novalis, ce fut pur bonheur. http://novalis.moncelon.fr/Lettre%2077%20NOVALIS.pdf Voici un de ces trois poèmes Le nectar pourpre Tu es venu écouter mon valeureux ciel, Au matin sublime, aux nuances qui paraissent, Et de tes lèvres empourprées par le soleil, Tu as embrassé ma bouche qui, les mots, laisse. Tu es descendu des étoiles,...

La vieille dame et l'enfant

Béatrice Lukomski-Joly
La vieille dame et l'enfant
La vieille dame et l'enfant

Je suis allée me promener. J’ai rencontré une petite fille. Elle n’avait de cesse de se balancer, dans les arbres, dans son lit, une poupée dans les bras. Je lui ai dit : « Bonjour ! Comment vas-tu ? Il y a si longtemps que je ne t’ai vue ! Tu n’as pas vieilli. Quel âge as-tu ? Elle m’a regardée, étrangement. Puis, elle a répondu : « Je ne sais pas. Je n’ai pas d’âge. Et toi ? Quel âge as-tu ? » Je l’ai regardée, tout aussi étrangement. Elle avait des petits yeux, soucieux et songeurs, des cheveux sans forme comme un lutin qui se lève après avoir dormi des siècles. Je n’ai pas osé lui dire mon...

Le colibri, l'aigle et le rampant.

Béatrice Lukomski-Joly
Le colibri, l'aigle et le rampant.
Le colibri, l'aigle et le rampant.

Un colibri volait bas, caressant l'âme de la terre, Il était blanc comme l'éclat d'un soleil cuivré, Bleu comme l'azur dans son horizon mordoré. Un aigle volait haut au-dessus des nuages ; Il était sombre comme un sentiment triste, À l'habit obscur dans le pli de l'astre brûlant. Un moineau battait des ailes, un autre pleurait, L'un accablé appela l'aigle, et aigle planait Au-dessus de la vallée sans ombrage. Manquant de chaleur, un merle cessa de chanter, Aigle cherchait sa proie, et colibri chantait, Quand vint un rampant cherchant aussi une proie. L'aigle vit le joyeux colibri et le rampant,...

Le silence des voix éteintes

Béatrice Lukomski-Joly
Le silence des voix éteintes
Le silence des voix éteintes

L'été déjà se meurt, et avec ses émouvantes senteurs, Fredonne l'empire des aurores parfumées. Arrive à grands pas l'automne que j'aime de couleurs, Et avec lui le fracas des branches dans les prés. J'entends déjà le frémissement des feuilles, Coulant au blizzard leur frêle branchage, Et au limon des terres fécondes, secoue l'orgueil, Que rides vêtues d'années, de froid voyagent. Ai-je écris l'amour de l'été en ses lauriers Que saisons plaident la perfection de sa parure. Mon âme se languit des jours de rire déployés, Et aspire avec joie au fracas des jours de verdure. Car il n'est pas que l'été...

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