La solitude, pléiade de mes Lettres.
Auto portrait au pastel sec
Solitude, douce amie, genèse d’étoiles et de destin,
toi, pléiade de mes Lettres en mon être sans lésine,
tu es l’arôme céleste du fruit des versets d’airain,
à l’entour animés d’empyrée, et d’argile à mes épines.
En toi, je me repose, arrosée de prose en la Gnose,
tout à la fois, âgée, encouragée en ta demeure.
Tu m’émerveilles, musicale comme la note de la rose,
aimée de ton giron offrant tes lueurs à mes heures.
Humble comme mésestimée, tu révèles l’animé,
accueillant les blessures des forts tourments.
Et, songeant voir le galbe, la coupe, des lourdes vanités
tu nous plies face aux nuages pesants de leurs serments.
Lorsque, enfin, nous soulevons ton blanc suaire,
nous te devinons tranquille, toi, nous accompagnant
parmi les âmes riches de ton harmonie en nos prières
qui nous font clarté en nos jugements nus d’amants.
Amie es-tu en vérité que nos erreurs voient,
après avoir fleuré tant de larmes florissantes en dons,
afin que de toi, nous naissions d’abondante joie,
qu’en ton silence prodigue, sans peur, nous aimons.
Et, lorsque de ta puissance, tu deviens le silence,
à peine née, jamais ne mourant à nos jours,
tu vas ton sentier, passant les monts avec clémence,
laissant enfin l’eau laver nos plaies pour ton secours.