Un jour, un enfant ! Un jour, un enfant blond ! Un jour, un enfant a grandi ! Un jour, devenu grand, L'enfant a pleuré le temps, Le temps, le vent et ses parents. Un jour, l'enfant a eu froid, Si froid, qu'il s'est brûlé d'amour, D'amour, un matin d'hiver sans fin. Il est parti sans rien, Pas même l'amour dans les yeux, Le regard désespéré d'être aveugle. Il a vu l'hiver, et le vent Qui tournoyait dans ses mains, Essayant d'attraper un brin d'air. Un jour, cet enfant blond Devenu brun comme la terre Vit de la boue tant il avait plu. Il pâte-modela* un rêve Qui avait la forme d'un soleil. Et se...
Photo personnelle À genoux, le teint incolore sur des yeux limpides comme la clarté d'un nuage se chargeant de pluie, les yeux fatigués, elle marchait bordée d'innocence enfantine. Pleuvait-il sur le trottoir alourdi d'un bitume gris qu'elle semblait encore ignorer si un nuage était blanc, gris, peut-être bleu, parfois rose, semblables aux tissus enfantins qu'elle chiffonnait chaque jour entre ses doigts, ses jours travaillés. Elle était à l'aube d'une vie qui peinait à se dessiner, car elle était à peine sortie de l'enfance, avec dans le regard et son rire toute la lumière du désir d'être soi,...
Auto portrait au pastel sec Solitude, douce amie, genèse d’étoiles et de destin, toi, pléiade de mes Lettres en mon être sans lésine, tu es l’arôme céleste du fruit des versets d’airain, à l’entour animés d’empyrée, et d’argile à mes épines. En toi, je me repose, arrosée de prose en la Gnose, tout à la fois, âgée, encouragée en ta demeure. Tu m’émerveilles, musicale comme la note de la rose, aimée de ton giron offrant tes lueurs à mes heures. Humble comme mésestimée, tu révèles l’animé, accueillant les blessures des forts tourments. Et, songeant voir le galbe, la coupe, des lourdes vanités tu nous...
Un jour, un enfant. Poème court suivi de considérations pensées sur la bientraitance.
Un jour, un enfant ! Un jour, un enfant blond ! Un jour, un enfant a grandi ! Un jour, devenu grand, L'enfant a pleuré le temps, Le temps, le vent et ses parents. Un jour, l'enfant a eu froid, Si froid, qu'il s'est brûlé d'amour, D'amour, un matin d'hiver sans fin. Il est parti sans rien, Pas même l'amour dans les yeux, Le regard désespéré d'être aveugle. Il a vu l'hiver, et le vent Qui tournoyait dans ses mains, Essayant d'attraper un brin d'air. Un jour, cet enfant blond Devenu brun comme la terre Vit de la boue tant il avait plu. Il pâte-modela* un rêve Qui avait la forme d'un soleil. Et se...
J'ai demandé au silence sa mission, Et hier soir, dans la nuit noire, l'ai appelée. Voulant m'entretenir de sa vocation. Avec lui, j'ai parlé des jours de sa durée. "Silence est une noble femme", me dit-il. "Son pèlerinage est une danse légère, Et lorsqu'elle enjambe la vieillesse d'un fil, C'est de son immobilité qu'elle suggère." Éblouie, je la liais à mon cœur pensif, Et, d'un pas intérieur, lui vouais un culte Que seul appuie le silence sur le récif, Qu'obscurité dans sa clarté éthérée sculpte. Toujours éclairée, je lui parlais en repos ; De sa maîtrise, j'étais l'amie car elle valse, Glissant...
Le maître ou le désespoir de Lukas ( écrit par Lukas lui-même)
Le maître est malade. L’écolier est content et danse dans la cour quand le maître dort dans son lit. Le vent parle aux oiseaux. L’écolier entend leur chant pendant que les feuilles des cahiers meurent au pied de son lit. Batifolent les fourmis endormies dans leur nid. L’écolier écoute les colibris chanter sous une goutte ravie. Quand le maître est malade, tous les élèves s’éveillent. Une nouvelle maîtresse est là habillée d'un beau sourire. Les écoliers sont éblouis. Heureusement il y a les oiseaux qui chantent dans la cour quand le maître dort chez lui. Lukas Dubois-Joly - Huit ans - L'enfant...
À l'orée de la nuit quand se lève la lune, affranchissant nos âmes lourdes de noirceur, nous voyons deux êtres en soi, faits de laideur, lutter pour enfreindre la volonté divine. Alors que chacun, convaincu d’être loyal, vêtu de religion, sans prier chaque heure, nous voyons des âmes entravées de leurs leurres, côtoyant le glas qu'ils chatouillent en son mal. L’orgueil se vêt d’erreurs et de fétidité, arguant qu’il est fermeté, force et vérité, pointant les autres dans sa médiocrité, gonflant sa vilenie en sa témérité. Affirmant que l'autre est mauvais, triste despote, perdant sa voie, elle s'enfle...
Solitude, douce amie, genèse d’étoiles et de destin,
Solitude, douce amie, genèse d’étoiles et de destin, toi, pléiade de mes lettres en mon être sans lésine, tu es l’arôme céleste du fruit des versets d’airain, à l’entour animés d’empyrée, et d’argile à mes épines. En toi, je me repose, arrosée de prose en la Gnose, tout à la fois, âgée, encouragée en ta demeure. Tu m’émerveilles, musicale comme la note de la rose, aimée de ton giron offrant tes lueurs à mes heures. Humble comme mésestimée, tu révèles l’animé, accueillant les blessures des forts tourments. Et, songeant voir le galbe, la coupe, des lourdes vanités tu nous plies face aux nuages pesants...