Le nectar pourpre
Lorsque je fais une pâle copie d'un portrait existant de celui qui est estimé comme étant le plus grand poète allemand : Novalis,
et quand l'Académicien Jean Moncelon insérait dans sa lettre bimestrielle 77 traitant de Novalis trois de mes poèmes écrits en hommage à Novalis, ce fut pur bonheur.
http://novalis.moncelon.fr/Lettre%2077%20NOVALIS.pdf
Voici un de ces trois poèmes
Le nectar pourpre
Tu es venu écouter mon valeureux ciel,
Au matin sublime, aux nuances qui paraissent,
Et de tes lèvres empourprées par le soleil,
Tu as embrassé ma bouche qui, les mots, laisse.
Tu es descendu des étoiles, des champs clairs,
Sans prévenir, sans solitude, sans rien dire,
Voir l’éclatante patience aimant le jour et l’éclair,
Que le royaume garde des Nues qui m’aspirent.
Le vent était léger, l’air doux, et tu brillais ;
Je voguais telle une voile, au repos, heureuse
D’être sur ton sein reposé ; la plaie priait,
Et je buvais le nectar pourpre, douloureuse.
Tu m’as pris les deux mains, chérissant la vertu,
Aimant le jour illustre, la vie patiente,
Ton verbe éclatant quand se lève l’attendu,
Puisque tu m’espères de valeur en attente.
Tu as chanté un chant qu’âme céleste écrit,
Et sans dire mot, filas la divine voie,
Semée de fleurs que les prés disent de répit,
Bleutées comme la rose, or comme la joie.
Tu es venu montrer ton visage brillant,
es yeux bien aimés et ta robe de lumière ;
Sans crainte, j’ai pris le chemin resplendissant,
Et lors, je te vis t’élever de ton suaire.
Les oiseaux chantaient pour ta clarté au coucher.
Toutes les fleurs grandissaient de ta main levée.
Les rus nimbaient d’une fine étole ton duché,
Pierres cuivrées saluaient ta grâce épousée.
Portier de ma poésie ; époux de mes vers,
Toi, vins porter le flambeau dans ma nuitée,
Entrelaçant mes mains libres d’un verbe ouvert
Et mes bras lient ta grandeur à l’aube donnée.
/image%2F7182505%2F20260207%2Fob_442e08_40222276-2127476570905925-153995821758.jpg)