12 avril 2020 - Bonjour ! Qui es-tu ? Que viens-tu déranger ma tranquillité d'hêtre ? (Être) - Je ne suis personne. Je venais juste voir si, ici, quelqu’un pouvait me consoler. - Te consoler ! Mais, ici, en ce lieu, personne ne console personne ! Nous sommes des arbres. As-tu déjà vu un arbre consoler un humain ? répond l'hêtre. - Oh ! Je me disais juste que c’était possible ! Que vous aviez, comme moi l’humanité en vos écorces ! On dit que vous gommez la peine lorsqu’on vous caresse. Aussi, suis-je venue te sentir et voir si ta sève était semblable à mes larmes. - Nous l’avons ! Mais pas pour...
Feuilles irisées dans la forêt Sautillent tel un destin amer ; Et pendant que dans l'ocre marais L'air tremble du vol des éphémères, Le sentier vers son portail nous porte, Venant tapoter à notre porte. Branches, grâce au vol des hirondelles, Courbent leur dos pour nous accueillir ; Et lorsqu'araignées créent leurs toiles, Tissant des spirales, sans bruire, Les roulis d'ailes brisent la soie Qui aurait bien terni le hautbois. C'est ainsi lorsque Zéphyr* s'apaise Pour qu'Air* nous donne sa quiétude ; Et qu'en plein Vent*, feuilles grisées d'aise, Aident l'élan voulu par le Sud* ; Rien n'est plus...
Je suis allée lors d’un mois témoin de guerre, portant le nom de Mars en son dieu Arès, voir les yeux de Nature en la belle Athéna, quand Jupiter, son apôtre, vint fort de colère. C’était un mardi. « Même colère ? Manda Arès à Jupiter. - Qui cherches-tu en ce pré fleuri ? Ma Déméter? Athéna ayant rendu les armes ? Dit-il, fier. - Ni l’une ni l’autre, les ayant en mon éther !" Voyant les dieux de l’Olympe muets, j’ai gémi, mandant leur aide pour trois trembles vus en pleurs. J’ai vu l’armée d’Héliades* blêmir dans la prairie, près des Naïades de l’étang, aidées d’Icauna. J’ai entendu le cri des...