Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Le diadème des offrandes - Béatrice Lukomski-Joly - Littérature poésie "Poésie d'un temps qui n'existe plus, existera demain, meurt et renait."

La marque de la bête et la coupe de l'Amour

Béatrice Lukomski-Joly

À l'orée de la nuit quand se lève la lune,

affranchissant nos âmes lourdes de noirceur,

nous voyons deux êtres en soi, faits de laideur,

lutter pour enfreindre la volonté divine.

 

Alors que chacun, convaincu d’être loyal,

vêtu de religion, sans prier chaque heure,

nous voyons des âmes entravées de leurs leurres,

côtoyant le glas qu'ils chatouillent en son mal.

 

L’orgueil se vêt d’erreurs et de fétidité,

arguant qu’il est fermeté, force et vérité,

pointant les autres dans sa médiocrité,

gonflant sa vilenie en sa témérité.

 

Affirmant que l'autre est mauvais, triste despote,

perdant sa voie, elle s'enfle tel un crapaud

s'habillant de cratères brûlants sur sa peau

que l'âme ne veut pas voir, mais porte et chipote.

 

Ainsi, triste est la vanité que peu avoue,

car Christ dit à chacun et tous en leur chemin,

« Le Père connaît ce dont vous avez besoin

avant que vous l’ayez mandé.» que flot bafoue.

 

Cette voix puissante arguant du karma vivace

qu'Il grée et donne pour toutes les Nations,

passe sur nos têtes et habille nos fronts

jusqu'à ce que le sceau de la bête s'efface.

 

Car, tous nos fronts souffrent et portent, invisibles,

le tourment des ébauches des cornes du mal

que nous pouvons reconnaître sous nos doigts sales,

si nous le voulons, afin de nous lever libres.

 

Ces germes, là, depuis la nuit du premier jour,

montreront ce que furent nos persévérances

quand ils devront se manifester de constance,

ou disparaître dans la Coupe de l'Amour.

 

Car, le mal est une infâme audace et constance,

comme l’est l’Amour noble en nos cœurs invincibles,

et nos sept corps livreront nos âmes visibles

ayant ou non meurtri Christ en nos alliances.

 

Irons-nous, dans l’azur, insolents ou contrits,

prisonniers de soi, nous prosterner sans maîtrise,

que deux-cents ans en purgatoire seront terribles

à qui aura vu le sceau du mal en son nid.

 

Car, la faute est un malheur en notre giron,

comme l’Amour est joie en nos cœurs invincibles ;

nos Esprits délivreront nos âmes visibles

si nous n’avons pas meurtri Christ en Son pardon.

 

Photo personnelle de mon jardin  non libre de droits

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commentaires