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Le diadème des offrandes - Béatrice Lukomski-Joly - Littérature poésie "Poésie d'un temps qui n'existe plus, existera demain, meurt et renait."

Du sens des mots et protection individuelle

Béatrice Lukomski-Joly

Je me suis réveillée ce matin avec cette pensée. Lorsque nous écrivons en qualité d'artiste, poète et/ou écrivain, nous portons la mention suivante :


"Toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé est purement fortuite."


Ma pensée, au réveil, ce matin fut que nous devons dire et écrire, dorénavant : "Toute ressemblance avec des personnes existantes, ayant existé, et/ou qui existeront dans un avenir* proche ou éloigné, est purement fortuite.", ce que j'acte dès aujourd'hui pour le futur à cette minute précise.

Comme nous écrivons parfois sur des intuitions, tel le fit le poète Nostradamus par exemple, il nous faut alors protéger ces intuitions qui sont incontournables et non modifiables.


Si les poètes comme "Nostradamus" sont rares, sont moins rares les auteurs de Science-fiction décrivant l'avenir*, lesquels étaient classées dans le rang des dystopies validées dans le temps : " 1984 de Georges Orwell - "Le meilleur des mondes" d'Aldous Huxley - "Paris au vingtième siècle" de Jules Verne, etc.

 

Qui censurerait l'avenir* en lui interdisant de venir vers nous ?

 

1/ Personne ! 

 

Car nul ne le peut. À l'heure où tout le monde veut tout maîtriser,  jusqu'à l'avenir" que nous imaginons "comme ci, comme ça", la réalité prouve le contraire : voilà bien un temps de vie que nul ne peut s'approprier ni même vraiment imaginer, car il est libre et n'appartient qu'à lui-même dans sa grande inconnue. Si un fait rêvé devient réalité, cela ne nous est pas dû ; cela appartient au futur qui a pensé en nous, nous faisant l'instrument de sa propre volonté pensée par le monde spirituel ayant le besoin d'amener untel, unetelle, à un point précis de sa destinée, et pareillement du monde. La liberté du mal, qui est aussi une liberté choisie, agit de la même manière. L'homme est choisi par l'en haut  selon ses aptitudes au bien voulu ou au mal espéré, les deux étant en perpétuelle lutte. C'est une loi spirituelle incontournable. Nous nos croyons  acteurs alors que nous sommes les instruments passifs nous croyant actifs. Lorsque nous sommes entrés dans la dimension du Temps, (cf mon article sur le temps), c'est ce que nous percevons.

Mieux vaut en être conscient.

 

2 / Personne !

 

Car il est une fiction, une supposition pouvant être ou ne pas être. Du fait que nous sommes mortels, ignorant la date, l'heure, la minute, la seconde, de notre mort. Rien n'est plus incertain que notre propre futur ayant pourtant un impact sur le sort de tous dans le monde, car nul n'est isolé et contrairement à ce que tous pensent,  nous sommes tous irremplaçables car nous sommes uniques et que nul ne nous ressemble dans notre Ego individuel. Si le mot individu a été créé un jour, à la naissance du langage, c'est qu'il y eut à un moment précis naissance du "Je" qui est unique. Nous sommes donc tous vraiment irremplaçables dans l'évolution du Temps. Ce n'est pas le fait de rester dans la mémoire des hommes qui nous fait irremplaçables, mais notre capacité individuelle à penser.

Enfin une liberté vraie : nous ne serons jamais maîtres du futur. Si nous pouvions l'être, quelle serait la première chose que les gens changeraient ? Ce serait leur propre mort. Mais non ! Elle est régie par d'autres Forces, une volonté dont nous ne sommes pas les maîtres.


Car la liberté pleine ne saurait être acquise sans une moralité sans faille dont l'Amour est souverain, substance de notre âme.

Néanmoins, l'idée du réveil ce matin qui était une pensée intuitive pure ( relevant de l'intuition, dite aussi de la prémonition), dans le champ du futur devait être écrite, car l'égoïté s'aggravant, le sens des mots s'inscrit dans une appartenance individuelle stricte (cela va encore s'aggraver...) qui n'a déjà plus de liens avec le sens des mots des autres, de tous les autres : chacun entend ce qu'il veut sans plus s'écouter. L'heure est grave. C'est comme si le sens des mots  des différents dictionnaires que plus personne ne consulte disparaissait. Nous pouvons nous demander si d'ici quelques décennies, les Académiciens, ou  l'Académie Française, auront toujours une mission, dont celle d'éclairer le genre humain  du sens des mots.

 

Ainsi les Doubles* s'amusent.

 

* Référence au roman d'Edouard Schuré (1841-1929) : " Le double"

* Que nul ne voit dans le mot "avenir" utilisé au sens large, philosophique et métaphysique, un sens politique, lequel concept figure dans tous mes écrits depuis que j'écris et publie. Du sens des mots.

 

Pastel sec : œuvre personnelle

 

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