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Le diadème des offrandes - Béatrice Lukomski-Joly - Littérature poésie "Poésie d'un temps qui n'existe plus, existera demain, meurt et renait."

ame du monde

ÊTRE ou le rayon ciselé : Je suis.

Béatrice Lukomski-Joly
ÊTRE ou le rayon ciselé : Je suis.
ÊTRE ou le rayon ciselé : Je suis.

Je ne suis rien, car je ne veux rien, rien être, Ni être une chose, ni être un nom, rien qu'Être ! N'être aucune prétention sinon prétendre être Qu'aux pas des arbres rencontrés, j'ai été pour être. N'être rien que ce que je peux être, chaque instant, Quand l'instant épouse l'éternité pour le firmament. N'être que ça, le firmament dans mon éternité ! Rien que cette étole d'étoiles à mon regard édifié ! Pourquoi être un autre quand s'efface le jour, Et que la nuit m'embrasse de ses astres d'amour, Quand à la rondeur des déliés des vies passées, Je marche d'inclinaisons face au vent, rassasiée ?...

Dédicace hommage à Friedrich von Schiller

Béatrice Lukomski-Joly
Dédicace hommage à Friedrich von Schiller
Dédicace hommage à Friedrich von Schiller

Ô poète ! Des muses, laquelle est ton élue ? De quelle saison, aimes-tu l'abondance des talus ? Des royaumes, desquels, aimes-tu la plaine ? Des fleurs, aimes-tu l’œillet ou la marjolaine ? Qui des montagnes, lèves-tu à l'apogée des cimes ? Quoi des mers et des océans, habille tes rimes ? Ô poète ! De quelle semence, as-tu levé la fleur ? Dis-moi le nombre du temps qui a aimé tes heures ? De quelle terre, as-tu posé l'encre de tes jours, Quand fleurissaient d'or les belles-de-jour, Quand jours, il y eut, quand nuits les a aimés ! Raconte ! Raconte le vent et ses baisers enflammés, Les frissons...

Orage

Béatrice Lukomski-Joly
Orage
Orage

C'est jour de pluie. Que dis-je C'est la paix conflit. Paix pleure. C'est un orage. Que dis-je ? Cœur déserte. Un éclair me fend. C'est un nuage. Que dis-je ? Il n'est rien d'autre. Une ride se creuse. C'est le vent. Que dis-je ? C'est un soufflet. Une gifle sans courage. C'est pis encore. Que dis-je ? Une tornade passe. J'ai mal à ma ride. C'est neige blanche. Que dis-je ? Un flocon fige une larme. Visage a froid. C'est la moisson. Que dis-je ? Terre est aride. Elle n'a pas compris. C'est...je me demande. Oui, que dis-je ? Je ne sais plus. La droiture est morte. C'est une fleur du mal. Que dis-je...

Le silence est une noble femme

Béatrice Lukomski-Joly
Le silence est une noble femme
Le silence est une noble femme

J'ai demandé au silence sa mission, Et hier soir, dans la nuit noire, l'ai appelée. Voulant m'entretenir de sa vocation. Avec lui, j'ai parlé des jours de sa durée. "Silence est une noble femme", me dit-il. "Son pèlerinage est une danse légère, Et lorsqu'elle enjambe la vieillesse d'un fil, C'est de son immobilité qu'elle suggère." Éblouie, je la liais à mon cœur pensif, Et, d'un pas intérieur, lui vouais un culte Que seul appuie le silence sur le récif, Qu'obscurité dans sa clarté éthérée sculpte. Toujours éclairée, je lui parlais en repos ; De sa maîtrise, j'étais l'amie car elle valse, Glissant...

Un souffle

Béatrice Lukomski-Joly
Un souffle
Un souffle

.......... Sur le chemin rougeoyant, j’ai marché un matin. Les veillées étaient feutrées comme la mort. Elle, pleurant en son voile, embaumait le chemin, Le jour était prudent tel un enfant qui dort. Il était là, encore suspendu aux bois d’olivier. Nous entendions le sol gémir du calvaire. Chaque pas résonnait d’un écho sur le gravier. Nous marchions, les yeux baignés d’hiver. Le froid ternissait nos joues embrumées. Jour et nuit, lune et soleil, se confondaient. Nous allions en ce drame de chagrin, troublés. La nuit était lente et nos cœurs tremblaient. Il semblait que le temps avait cessé de...

L'épée des dieux.

Béatrice Lukomski-Joly
L'épée des dieux.
L'épée des dieux.

Michaël luttant contre le dragon - peinture Waldorf - Protégée d’une cuirasse bleue sollicitée, étincelante dans la lumière du jour, je vais l’âme confiante en l’âme du monde m’ayant montré son chemin en sa voie ardue. Le front coiffé d’un casque or supplié, moulé-au cœur ensoleillé de l’âme vive, je marche, décidée, dans la voix des Cieux que la Trinité en mon être montre de joie. Portant sur mon sein fleuri l’épée des Dieux ; forgée dans l’Être des cœur de l’Adam et d’Apollon, je vais d’un pas de Centaure sur quatre temps, insaisissable d’amour dans le trot de leurs noms. Tout ruisselle de feu...

Le secours prodigue

Béatrice Lukomski-Joly
Le secours prodigue
Le secours prodigue

Le secours prodigue Si je vous dis cela, croyez-moi, c’est que j’étais là, croyez-moi, aimant notre cèdre fortifié, de nuit, à l’aube du crucifié. Si je vous conte notre esprit guéri ce midi à ses pieds endoloris, heures riches de Son Nom, c’est pour sa coupe au pied du mont. Au pied des trois, je vis l’Homme, transi, tel nous le sommes les jours terribles d’éclipse, les nuits froides sans lune triste. Toutes les sphères chantaient, l’univers partout de joie dansait, les hommes pieux pleuraient, d’autres, impurs, pestaient. Si je vous dis cela, croyez-moi, c’est que j’étais là, croyez-moi, recevant...

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