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Le diadème des offrandes - Béatrice Lukomski-Joly - Littérature poésie "Poésie d'un temps qui n'existe plus, existera demain, meurt et renait."

mensonge

je ne supporte plus...

Béatrice Lukomski-Joly
je ne supporte plus...
je ne supporte plus...

Je ne supporte plus la souffrance du monde, Tous ces sanglots qui me burinent l'âme, et me sondent Les enfants qui pleurent, amèrement offensés, Violés au nom de "je ne sais quoi", pour jouer, L'impardonnable délit des impies, que nul ne condamne, Et qui tristement, pour une vie, les damne. Je ne supporte plus les mensonges, par trop accablants, Et moins encore leur maestria, au nom de Dieu, Toutes ces contre-vérités qui falsifient la dignité, Au nom des perversions individuelles, ces calamités, Qui prennent la cruauté, pour se hisser fallacieuses, Sans consentir aux philanthropes, une coupe précieuse....

Si chacun ...

Béatrice Lukomski-Joly
Si chacun ...
Si chacun ...

Si chacun, sans en omettre un seul, vraiment chacun de nous, tous les jours, se voyait mortel, vivant le jour comme s'il était le dernier, vraiment le dernier, conscient de sa toute dernière heure personnelle, sans aucune rémission pour une heure de vie de plus, réalisant la brièveté de la vie, car brève, elle est... Nous ne verrions plus un seul drame sur terre. Nous n'entendrions plus une seule parole mauvaise. Nous n'entendrions plus parler de guerre et ne verrions plus un seul enfant pleurer ni avoir faim. Nous ne serions plus capables de commettre un seul acte paralysant l'autre. Nous ne saurions...

La chimère

Béatrice Lukomski-Joly
La chimère
La chimère

Quand l'hiver glissera sur sa tombe inerte, Et que l'arbre jauni sacrifiera ses feuilles ; Que l'or du temps caressera sa confidence, Que sera la providence et sa prudence, Aux nuits admirées lorsque viendra le seuil ? Aimer la nuit sombre en demeurant alerte ! Ai-je vu front luire sans l'ombre d'un orgueil ? Qu'encor' je me demande ce défaut servile Qui ramasse tant de volontés en servitude, Laissant sa parade s'étendre d'une certitude ; Et vole la chimère de ceux qui sont stériles, Pourtant d'assurance à être en trompe-l’œil. Ainsi vole l'illusion sur l'hiver de l'âme, Embrassant son printemps...