Tout bruit, tout brille, tout murmure dans la nuit Quand une luciole vole, que lampe luit ; Dans la nuit, la lune blonde s'épanouit, Et luciole aime la clarté de ma nuit. Le jour a éteint ses flambeaux pour, à la nuit, Les voir scintiller de couleurs roses à minuit, Et l'alizé souffle sur l'ardeur endolorie Quand petite luciole s'endort, ma Mie. Tout s'éveille à la nuit, tout frémit sous la pluie, Quand de quelques gouttes d'eau jaillit, éblouie, La perle nacrée, pour orner le rire de Julie. C'est Luciole l'annonçant à la nuit cueillie. Il y avait dans la nuit une éphémère, Brillant d'un pur éclat...
Nos vies voguent sur terre comme des voiles adorant la Mère, soufflant le vent dans nos ailes tel Elle écrit la vie sur nos autels. Tout est soupir, de l'air à la mer, offrant à nos haleines l’univers, ce don, ce cri plaintif de la bise qu’il soit baiser ou brise. Barque, frégate ou chaland, tous chaloupent sur les flots d’océan, quittant les marées et les vents, traversant les vents hurlants. Toujours ciselées par le cœur lourd, elles jettent l’ancre lors du dernier jour, libellant sur les berges de leur voilure le mot Amour d’une encre azure. La majesté des jours bénis exalte tout l’or de l’espace...