Où allez-vous chargés comme des ânes portants des seaux de lie pour des sots sans âme quand les pauvres, dont je suis le verbe et le lys, portent avec eux l’insolence des riches ? Que portez-vous comme ignominies lorsque vous saignez des enfants l’harmonie, et que je suis pour ces innocents les joyaux de la brebis habitant le cœur de l’Agneau ? Qui achetez-vous, les poches pleines, quand le purgatoire jamais ne vous enseigne, ne vous châtiant pas assez fort de verges obstinées, que de vies en vies, corrompus, vous récidiviez ? Faut-il que Mammon vous soit aguichant, vous, méjugeant l’idéal-prévu*...
Quand nous aurons rajeuni après avoir bien vieilli après avoir reçu les dons de l’eau et du levain, le sel et l’huile loueront notre plus beau chant que l’écume des nuits connaît de tous nos matins. Verrons-nous se lever le soleil sur nos bienfaits que nous déposerons, dès le seuil franchi, notre joie d’une vie achevée clamant sa parure, dès que l’éclair à l’aube naîtra de notre trépas. Heureux serons-nous d’avoir accompli notre destin, enfin libérés de nos chaînes, penserons-nous, redonnant de l’éclat à la Pensée venue vers nous, couronnant tout ce qui fut afin que rien ne se perde. Nous irons...