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Le diadème des offrandes - Béatrice Lukomski-Joly - Littérature poésie "Poésie d'un temps qui n'existe plus, existera demain, meurt et renait."

amour

La marque de la bête et la coupe de l'Amour

Béatrice Lukomski-Joly
La marque de la bête et la coupe de l'Amour
La marque de la bête et la coupe de l'Amour

À l'orée de la nuit quand se lève la lune, affranchissant nos âmes lourdes de noirceur, nous voyons deux êtres en soi, faits de laideur, lutter pour enfreindre la volonté divine. Alors que chacun, convaincu d’être loyal, vêtu de religion, sans prier chaque heure, nous voyons des âmes entravées de leurs leurres, côtoyant le glas qu'ils chatouillent en son mal. L’orgueil se vêt d’erreurs et de fétidité, arguant qu’il est fermeté, force et vérité, pointant les autres dans sa médiocrité, gonflant sa vilenie en sa témérité. Affirmant que l'autre est mauvais, triste despote, perdant sa voie, elle s'enfle...

Le secours prodigue

Béatrice Lukomski-Joly
Le secours prodigue
Le secours prodigue

Le secours prodigue Si je vous dis cela, croyez-moi, c’est que j’étais là, croyez-moi, aimant notre cèdre fortifié, de nuit, à l’aube du crucifié. Si je vous conte notre esprit guéri ce midi à ses pieds endoloris, heures riches de Son Nom, c’est pour sa coupe au pied du mont. Au pied des trois, je vis l’Homme, transi, tel nous le sommes les jours terribles d’éclipse, les nuits froides sans lune triste. Toutes les sphères chantaient, l’univers partout de joie dansait, les hommes pieux pleuraient, d’autres, impurs, pestaient. Si je vous dis cela, croyez-moi, c’est que j’étais là, croyez-moi, recevant...

Le chant stellaire

Beatrice Lukomski-Joly
Le chant stellaire
Le chant stellaire

Dans le jardin sont venus tournoyer mille follets, éblouissant leurs étoiles montantes, mes aïeules ; puis sont venues sur mille rayons, cent reines de lait nées de fleurs solaires assises dans l’air du miel. C’était beau, majestueux et solennel vignoble. Tant d’émerveillement olympien à mon regard vert, qu’éblouie d’Amour en leur sein noble, je me mis à valser avec les forces de Déméter. Légère, tel un papillon transfiguré en plein vol, je volais vers l’azur bleu que mes yeux voyaient rose, pourpre, mauve, garance et flammes vertes en obole. Tout vibrait en une vaste messe stellaire éclose. C’était...

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