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Le diadème des offrandes - Béatrice Lukomski-Joly - Littérature poésie "Poésie d'un temps qui n'existe plus, existera demain, meurt et renait."

amour

Le nectar pourpre

Béatrice Lukomski-Joly
Le nectar pourpre
Le nectar pourpre

Lorsque je fais une pâle copie d'un portrait existant de celui qui est estimé comme étant le plus grand poète allemand : Novalis, et quand l'Académicien Jean Moncelon insérait dans sa lettre bimestrielle 77 traitant de Novalis trois de mes poèmes écrits en hommage à Novalis, ce fut pur bonheur. http://novalis.moncelon.fr/Lettre%2077%20NOVALIS.pdf Voici un de ces trois poèmes Le nectar pourpre Tu es venu écouter mon valeureux ciel, Au matin sublime, aux nuances qui paraissent, Et de tes lèvres empourprées par le soleil, Tu as embrassé ma bouche qui, les mots, laisse. Tu es descendu des étoiles,...

Folle idolâtrie sans raison ni justice. Propos sur le Temps.

Béatrice Lukomski-Joly
Folle idolâtrie sans raison ni justice. Propos sur le Temps.
Folle idolâtrie sans raison ni justice. Propos sur le Temps.

Les hommes adulent ce qui vient du passé sans jamais voir quoi ou qui vient vers eux du présent soit du futur. Le passé-temps n'est pas le passé éternel, et le présent peut être un passé et simultanément un futur éternel toujours présents se tenant face à nous sans que nous ne le voyions. Ces temps dans leur réalité annulent le présent-temps et non pas le temps-action. Lorsque nous méditons l'instant dit temps présent, nous nous apercevons qu'il devient un temps inexistant puisque vivant dans son passé et son futur ce qui est facile à vérifier : il n'y a pas plus inexistant que ce que nous nommons...

Si chacun ...

Béatrice Lukomski-Joly
Si chacun ...
Si chacun ...

Si chacun, sans en omettre un seul, vraiment chacun de nous, tous les jours, se voyait mortel, vivant le jour comme s'il était le dernier, vraiment le dernier, conscient de sa toute dernière heure personnelle, sans aucune rémission pour une heure de vie de plus, réalisant la brièveté de la vie, car brève, elle est... Nous ne verrions plus un seul drame sur terre. Nous n'entendrions plus une seule parole mauvaise. Nous n'entendrions plus parler de guerre et ne verrions plus un seul enfant pleurer ni avoir faim. Nous ne serions plus capables de commettre un seul acte paralysant l'autre. Nous ne saurions...

Le colibri, l'aigle et le rampant.

Béatrice Lukomski-Joly
Le colibri, l'aigle et le rampant.
Le colibri, l'aigle et le rampant.

Un colibri volait bas, caressant l'âme de la terre, Il était blanc comme l'éclat d'un soleil cuivré, Bleu comme l'azur dans son horizon mordoré. Un aigle volait haut au-dessus des nuages ; Il était sombre comme un sentiment triste, À l'habit obscur dans le pli de l'astre brûlant. Un moineau battait des ailes, un autre pleurait, L'un accablé appela l'aigle, et aigle planait Au-dessus de la vallée sans ombrage. Manquant de chaleur, un merle cessa de chanter, Aigle cherchait sa proie, et colibri chantait, Quand vint un rampant cherchant aussi une proie. L'aigle vit le joyeux colibri et le rampant,...

Lukas

Béatrice Lukomski-Joly
Lukas
Lukas

tableau œuvre personnelle non libre de droits Photo du tableau faite devant une lumière pour en voir la transparence; Tableau offert à la maman. Lukas joue dans les cailloux, cherchant la perle or que papa voile, que maman espère à l'aube, quand s'éveillant, l'enfant guilleret joue dehors, le sourire grave, son rire sur les lèvres. Beau comme un soleil éblouissant, Lukas aime Maman belle, et papa doux qui offre ses bras aux petits matins bleus, et aux grands soirs qui sèment l'avenir pour tisser le fil d'argent qui va. La bouche, tel un cœur vif, embrasse l'orée des jardins embaumant le jasmin...

Le silence des voix éteintes

Béatrice Lukomski-Joly
Le silence des voix éteintes
Le silence des voix éteintes

L'été déjà se meurt, et avec ses émouvantes senteurs, Fredonne l'empire des aurores parfumées. Arrive à grands pas l'automne que j'aime de couleurs, Et avec lui le fracas des branches dans les prés. J'entends déjà le frémissement des feuilles, Coulant au blizzard leur frêle branchage, Et au limon des terres fécondes, secoue l'orgueil, Que rides vêtues d'années, de froid voyagent. Ai-je écris l'amour de l'été en ses lauriers Que saisons plaident la perfection de sa parure. Mon âme se languit des jours de rire déployés, Et aspire avec joie au fracas des jours de verdure. Car il n'est pas que l'été...

La joie des vignes

Béatrice Lukomski-Joly
La joie des vignes
La joie des vignes

Je suis allée par la campagne cueillir la joie des vignes, Qu'accompagne la Champagne aux matins des signes, Et dans le doux rayonnement des aubes câlines, J'ai embrassé l'épi de blé en capeline d'or, loin du spleen. Pendant que le soleil dessinait, sur ses coteaux, Le doux éclat fleuri des rouges coquelicots, Les champs ont discouru, avec les oiseaux bleus, Du temps des promenades suspendues à mes yeux. Et j'ai vu briller dans le regard des lucioles, la nuit, La gaieté des étoiles or, l'allégresse des prairies, Et encore la gaieté des papillons mariés aux libellules. J'ai dit : je t'aime et la...

Les vaisseaux fantômes

Béatrice Lukomski-Joly
Les vaisseaux fantômes
Les vaisseaux fantômes

Nos vies voguent sur terre comme des voiles adorant la Mère, soufflant le vent dans nos ailes tel Elle écrit la vie sur nos autels. Tout est soupir, de l'air à la mer, offrant à nos haleines l’univers, ce don, ce cri plaintif de la bise qu’il soit baiser ou brise. Barque, frégate ou chaland, tous chaloupent sur les flots d’océan, quittant les marées et les vents, traversant les vents hurlants. Toujours ciselées par le cœur lourd, elles jettent l’ancre lors du dernier jour, libellant sur les berges de leur voilure le mot Amour d’une encre azure. La majesté des jours bénis exalte tout l’or de l’espace...

Un souffle

Béatrice Lukomski-Joly
Un souffle
Un souffle

.......... Sur le chemin rougeoyant, j’ai marché un matin. Les veillées étaient feutrées comme la mort. Elle, pleurant en son voile, embaumait le chemin, Le jour était prudent tel un enfant qui dort. Il était là, encore suspendu aux bois d’olivier. Nous entendions le sol gémir du calvaire. Chaque pas résonnait d’un écho sur le gravier. Nous marchions, les yeux baignés d’hiver. Le froid ternissait nos joues embrumées. Jour et nuit, lune et soleil, se confondaient. Nous allions en ce drame de chagrin, troublés. La nuit était lente et nos cœurs tremblaient. Il semblait que le temps avait cessé de...

L'épée des dieux.

Béatrice Lukomski-Joly
L'épée des dieux.
L'épée des dieux.

Michaël luttant contre le dragon - peinture Waldorf - Protégée d’une cuirasse bleue sollicitée, étincelante dans la lumière du jour, je vais l’âme confiante en l’âme du monde m’ayant montré son chemin en sa voie ardue. Le front coiffé d’un casque or supplié, moulé-au cœur ensoleillé de l’âme vive, je marche, décidée, dans la voix des Cieux que la Trinité en mon être montre de joie. Portant sur mon sein fleuri l’épée des Dieux ; forgée dans l’Être des cœur de l’Adam et d’Apollon, je vais d’un pas de Centaure sur quatre temps, insaisissable d’amour dans le trot de leurs noms. Tout ruisselle de feu...

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