Extrait d'un poème : la Nature du Dieu prestigieux
« S'il est un mot plus beau que l'autre, doux et fort, Il n'est plus un mot, mais Verbe, flore et agneau, et lorsque je L'aime, azuré tel le soleil, Il m'élève solennel, lustrée de vermeil, chantant Son alliance pour notre dessein que destin emplit de joie pour Son bel essaim. Lorsque je Le vois me tendre Ses bras m’aimant, et encor' me donner Sa promesse d'Amant, Il chante Sa conscience en un noble chant que mon seigneur lumineux parle clairvoyant. Assis le long du jour, sur mon regard penché, Il baigne mes yeux de Son éclat consacré. Quand Il m'annonce Son être à l'orée du jour, prenant tout...
Je suis une plume virevoltant dans l'air, Un arc-en-ciel coiffant la vallée de lumières, Une pensée allant vêtue de mots sanctuaires, Pour voir l'éclat de la poésie de mes pairs. Si je vais, sacrée, en l'honneur versifié, Dans la grâce et la majesté de poésie, Elle, m'aimant d'obligeance et de courtoisie, C'est de prophétie vraie qu'elle dit mon foyer. Lorsque descendant de son azur éloquent, Animée de joie pour ma seule béatitude, Je prends la plume que mon Cygne de solitude Confie à la rime pour l'ardeur de mon volcan. Poète, toujours, providence sûre, je vais, Les poèmes levés, l'humanité propice...
Nature du Matin lorsque tout s’éveille, aube après la nuit, tu m’émerveilles, enchantant la vie quand ton soleil se lève nous embrassant de ses lèvres. Lorsque la rosée baigne nos pieds meurtris, ta beauté de lumière nous éblouit et tu lèves l’arc-en-ciel afin d’éclairer nos pauvres egos manquant de clarté. Chaque éveil ayant en soi pris la nuit raconte les temps anciens évanouis qu’à nos entendements sans conscience, nous oublions, pourtant de confiance. Et, voir tant d’âmes endormies le jour relève de la blessure qui me laboure. À la joie d’être en toi, élevée me bercent la vie, le chant et l’harmonie,...
Depuis que je vis, depuis que le soleil m'habite, Pris en moi tel un flambeau étincelant, Qu'ai-je à dire de l'astre, brillance satellite, De mon cœur vaste comme le Graal rayonnant ? S'il n'est le pain au champ, le vin d'ambre, Trouvant sa pierre de fondation en mon âme, Qu'aurais-je vécu si je tais décembre Comme fruit du printemps, tel mon sésame ? Si du printemps, je tais la floraison en été, Et vis étourdie l'année répandue en moi, Que suis-je de vérité si je ne dis la rosée Pour la ronde des roses gravée sur le bois ? Si j'aime sans mesure, si amour est mon feu, Après m'être lavée les pieds...
Auto portrait au pastel sec Solitude, douce amie, genèse d’étoiles et de destin, toi, pléiade de mes Lettres en mon être sans lésine, tu es l’arôme céleste du fruit des versets d’airain, à l’entour animés d’empyrée, et d’argile à mes épines. En toi, je me repose, arrosée de prose en la Gnose, tout à la fois, âgée, encouragée en ta demeure. Tu m’émerveilles, musicale comme la note de la rose, aimée de ton giron offrant tes lueurs à mes heures. Humble comme mésestimée, tu révèles l’animé, accueillant les blessures des forts tourments. Et, songeant voir le galbe, la coupe, des lourdes vanités tu nous...