Quand le désert résonne de mes pas, Et qu'en ma mémoire, il revient solennel, Doux comme la soie portée d'’Orient, Avec les rois, je marche, accompli. L’étoile aux mille rayons de joie Nous transportait et naît le Verbe, Qu’au désert blond, chaud comme l’âtre, Volaient nos turbans enroulés sur nos têtes. Le silence, la terre, ses pluies de sable, Nos trésors sans pareils pour un Roi, Divine est la mère qui nous portait, Les pas légers et d’amour orné. Ô oasis !
Formes de censure : Censure préalable : interdiction de publier ou de diffuser avant même l’expression ; Suppression ou retrait forcé de contenus ; Poursuites pénales ou harcèlement judiciaire contre des journalistes, artistes ou militant·e·s ; Blocage d’internet ou de plateformes https://www.amnesty.lu/lexique/censure/
Apprenez-en plus sur le terme "censure" à travers une définition et un résumé des éléments importants à connaître sur ce sujet.
Qu'est donc cette ombre rampante, vile erreur, Allant tranquille, et cependant avec fureur ? Quel tapage, sans cesse mutant son vacarme, Que monologue crie son désespoir sans larmes ! Entendez-vous le silence arpentant la nuit, Monologuant son repos, faisant tant de bruit ? Que de bruits muets qui, aujourd'hui, ont crié Tout le désamour dans le désaveu d'une vie pillée ! Qu'ont-ils à plisser leur bouche et leurs yeux, Quand vent ne passe pas près des adieux ? Que de déraison en ce sombre après-midi Qui a piétiné la rose, ses pétales cramoisis ! Mais qu'ont-ils tous à hurler, les yeux injectés,...
Parfois nous voyons des étoiles tomber et sur terre fondre comme neige au soleil ; parfois nous entendons le bruit de l’eau rendant son âme lorsque les étoiles se noient. Parfois nous creusons la terre aride espérant la voir fleurir du bruit de l’eau, et pour tout réveil y voyons l’urne mortelle attendant des sédiments le résidu des chagrins. Parfois des étoiles nous croyons voir l’éclat de soi et aveugles que nous sommes découvrons la fange que les jours amers ont tissé dans la nuit noire lorsque nous pensons avoir été utile sans l’être. Parfois nous pensons être l’ami des soupirs, et lorsque...
Chaque soir nous mourons et allons vers la tombe. A l'approche des étoiles, chantons !
Je voudrais vous dire merci, Sincèrement vous dire merci, Vous, fleurs passées ou fanées de mes jours Que nous voyons parfois au grand jour. Je voudrais pour vous cueillir des étoiles, Chaleureusement les faire belles toiles, Orner vos fronts de douces perles, Quand enfin chante le noir merle. En ces grands soirs de nos attentes, Je voudrais vous offrir, pénitente, Mille blanches bougies scintillantes Que nos yeux prendront vaillantes. Je voudrais offrir encore de la joie Que sème l'espérance parfois, Je voudrais vous parler de la force Qu'il faut pour être de la vie, l'écorce. Je voudrais vous...
Auto portrait au pastel sec Solitude, douce amie, genèse d’étoiles et de destin, toi, pléiade de mes Lettres en mon être sans lésine, tu es l’arôme céleste du fruit des versets d’airain, à l’entour animés d’empyrée, et d’argile à mes épines. En toi, je me repose, arrosée de prose en la Gnose, tout à la fois, âgée, encouragée en ta demeure. Tu m’émerveilles, musicale comme la note de la rose, aimée de ton giron offrant tes lueurs à mes heures. Humble comme mésestimée, tu révèles l’animé, accueillant les blessures des forts tourments. Et, songeant voir le galbe, la coupe, des lourdes vanités tu nous...
Un jour, un enfant. Poème court suivi de considérations pensées sur la bientraitance.
Un jour, un enfant ! Un jour, un enfant blond ! Un jour, un enfant a grandi ! Un jour, devenu grand, L'enfant a pleuré le temps, Le temps, le vent et ses parents. Un jour, l'enfant a eu froid, Si froid, qu'il s'est brûlé d'amour, D'amour, un matin d'hiver sans fin. Il est parti sans rien, Pas même l'amour dans les yeux, Le regard désespéré d'être aveugle. Il a vu l'hiver, et le vent Qui tournoyait dans ses mains, Essayant d'attraper un brin d'air. Un jour, cet enfant blond Devenu brun comme la terre Vit de la boue tant il avait plu. Il pâte-modela* un rêve Qui avait la forme d'un soleil. Et se...
J'ai demandé au silence sa mission, Et hier soir, dans la nuit noire, l'ai appelée. Voulant m'entretenir de sa vocation. Avec lui, j'ai parlé des jours de sa durée. "Silence est une noble femme", me dit-il. "Son pèlerinage est une danse légère, Et lorsqu'elle enjambe la vieillesse d'un fil, C'est de son immobilité qu'elle suggère." Éblouie, je la liais à mon cœur pensif, Et, d'un pas intérieur, lui vouais un culte Que seul appuie le silence sur le récif, Qu'obscurité dans sa clarté éthérée sculpte. Toujours éclairée, je lui parlais en repos ; De sa maîtrise, j'étais l'amie car elle valse, Glissant...