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Le diadème des offrandes - Béatrice Lukomski-Joly - Littérature poésie "Poésie d'un temps qui n'existe plus, existera demain, meurt et renait."

Quelques uns des professeurs de l'auteure

Béatrice Lukomski-Joly
Quelques uns des professeurs de l'auteure
Quelques uns des professeurs de l'auteure

Dans la biographie de Béatrice Lukomski-Joly publiée dans le "A propos" du blog, il est écrit ceci : "Elle demeurera reconnaissante toute sa vie aux quelques professeurs du Lycée Thibault de Champagne à Provins qui l'ont aidée et soutenue tout le restant de sa scolarité : ses professeurs d'anglais Yves Uro et Marie-Christine Vallette-Ballery, ses professeurs d'allemand, Madame Arizo et M. Bernard Eglier, puis M. Gérard Jorland professeur de philosophie. C'est Yves Uro qui la soutiendra le plus et l'enverra en Angleterre pour qu'elle puisse se refaire "une santé intellectuelle et artistique"." Permettez-moi...

Dessiner avec des craies, des bâtons de pastel sec

Béatrice Lukomski-Joly
Dessiner avec des craies, des bâtons de pastel sec
Dessiner avec des craies, des bâtons de pastel sec

Pourquoi dessine-t-on avec des craies dites pastel sec ? Car nous aimons principalement sa texture et ses couleurs qu'aucune autre matière n'égale (huile, aquarelle sont des couleurs ternes comparées aux pigments des craies.) Les pigments des craies, c'est un émerveillement, certes court car nous les savons impossibles dans la durée et nous savons ... qu'aucune œuvre ne restera, car le pigment sec du pastel ne dure pas dans le temps... Il est volatile, il ne supporte pas l'humidité, il n'aime pas la lumière et il n'adore que la nuit, celle sans lune. Tout dans la vie les blanchit. Je les ai souvent...

Généreuse amie !

Béatrice Lukomski-Joly
 Généreuse amie !
Généreuse amie !

Ô douleur ! Fidèle épouse ! Eternel disciple ! Me laisseras-tu en paix, une heure, un seul jour ? Quand as-tu croqué l'ombre de ce long périple, Que vents et marées méprisent des vrais secours ? Ô douleur ! Fière marraine ! Qui partage mon lit, proscrit le mouvement ! Que veux-tu, que jamais tu ne lâches ma traîne, Qu'à nos épousailles tu offris de serment ? Si tu pouvais, un instant ! Laisser ton aiguille ! Oh ! Repos ! Ô ! immortelle fraternité ! Aimable clémence ! Douce ! Triste estampille ! Compassion amère ! Mon âme déliée. Quand se meurt la mesure, et que crie la sentence, Quand geste se...

ô douleur

Béatrice Lukomski-Joly
ô douleur
ô douleur

C'est un orage. Il étend son bruit Comme un linceul. C'est une douleur ! Si vive qu'elle crie Au cœur de la vie. C'est une averse Qui rien ne lave. Rosier pleure. Raide, figée, C'est un arbre À l'agonie. C'est une tempête. Elle passe. Non ! elle est là. Le soleil s'éteint. C'est soir. Le vent hurle. Douleur s'allume. L'âme brûle, Le corps aussi. C'est un champ désert. Douleur veut partir. Elle s'incruste. Une déferlante arrive. Douleur m'aime. Que faire ? C'est le vide, Un moment. Elle remplit le puits. C'est un sacrifice. Ô douleur ! Ô mon épaule ! Où est la rose ? L'onguent ! Vous le connaissez...

Dors mon tout petit à moi,

Béatrice Lukomski-Joly
Dors mon tout petit à moi,
Dors mon tout petit à moi,

Dors mon tout petit à moi, Dors tout contre moi, Maman veille. Ne pleure pas mon tout petit, Ne pleure pas ce soir, Maman veille. Regarde petit, regarde, Regarde la rose Sur mon petit cœur. Mon petit, mon tout petit, À moi tendre, Vois ton jour se lever. Petit, mon petit à moi, Vas au loin, tiens ma main Sur ton cœur en fleur. Oh ! Je n'avais pas vu Comme tu es grand devenu, Mon petit dans tes années ! Pars, pars mon grand, Mon tout petit à moi Puisque les étoiles t'attendent. Si à la vie tu t'accrochais? Mon petit, mon tout petit, Tu serais à ton tout petit sa lueur. Ne dors plus mon tout petit,...

L'insolence des riches

Béatrice Lukomski-Joly
L'insolence des riches
L'insolence des riches

Où allez-vous chargés comme des ânes portants des seaux de lie pour des sots sans âme quand les pauvres, dont je suis le verbe et le lys, portent avec eux l’insolence des riches ? Que portez-vous comme ignominies lorsque vous saignez des enfants l’harmonie, et que je suis pour ces innocents les joyaux de la brebis habitant le cœur de l’Agneau ? Qui achetez-vous, les poches pleines, quand le purgatoire jamais ne vous enseigne, ne vous châtiant pas assez fort de verges obstinées, que de vies en vies, corrompus, vous récidiviez ? Faut-il que Mammon vous soit aguichant, vous, méjugeant l’idéal-prévu*...

Si chacun ...

Béatrice Lukomski-Joly
Si chacun ...
Si chacun ...

Si chacun, sans en omettre un seul, vraiment chacun de nous, tous les jours, se voyait mortel, vivant le jour comme s'il était le dernier, vraiment le dernier, conscient de sa toute dernière heure personnelle, sans aucune rémission pour une heure de vie de plus, réalisant la brièveté de la vie, car brève, elle est... Nous ne verrions plus un seul drame sur terre. Nous n'entendrions plus une seule parole mauvaise. Nous n'entendrions plus parler de guerre et ne verrions plus un seul enfant pleurer ni avoir faim. Nous ne serions plus capables de commettre un seul acte paralysant l'autre. Nous ne saurions...

L'ombre rampante

Béatrice Lukomski-Joly
L'ombre rampante
L'ombre rampante

Qu'est donc cette ombre rampante, vile erreur, Allant tranquille, et cependant avec fureur ? Quel tapage, sans cesse mutant son vacarme, Que monologue crie son désespoir sans larmes ! Entendez-vous le silence arpentant la nuit, Monologuant son repos, faisant tant de bruit ? Que de bruits muets qui, aujourd'hui, ont crié Tout le désamour dans le désaveu d'une vie pillée ! Qu'ont-ils à plisser leur bouche et leurs yeux, Quand vent ne passe pas près des adieux ? Que de déraison en ce sombre après-midi Qui a piétiné la rose, ses pétales cramoisis ! Mais qu'ont-ils tous à hurler, les yeux injectés,...

A l'approche des étoiles, chantons !

Béatrice Lukomski-Joly
A l'approche des étoiles, chantons !
A l'approche des étoiles, chantons !

Je voudrais vous dire merci, Sincèrement vous dire merci, Vous, fleurs passées ou fanées de mes jours Que nous voyons parfois au grand jour. Je voudrais pour vous cueillir des étoiles, Chaleureusement les faire belles toiles, Orner vos fronts de douces perles, Quand enfin chante le noir merle. En ces grands soirs de nos attentes, Je voudrais vous offrir, pénitente, Mille blanches bougies scintillantes Que nos yeux prendront vaillantes. Je voudrais offrir encore de la joie Que sème l'espérance parfois, Je voudrais vous parler de la force Qu'il faut pour être de la vie, l'écorce. Je voudrais vous...

Le bruit de l'eau

Béatrice Lukomski-Joly
Le bruit de l'eau
Le bruit de l'eau

Parfois nous voyons des étoiles tomber et sur terre fondre comme neige au soleil ; parfois nous entendons le bruit de l’eau rendant son âme lorsque les étoiles se noient. Parfois nous creusons la terre aride espérant la voir fleurir du bruit de l’eau, et pour tout réveil y voyons l’urne mortelle attendant des sédiments le résidu des chagrins. Parfois des étoiles nous croyons voir l’éclat de soi et aveugles que nous sommes découvrons la fange que les jours amers ont tissé dans la nuit noire lorsque nous pensons avoir été utile sans l’être. Parfois nous pensons être l’ami des soupirs, et lorsque...

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