"Buisson de roses" de Monet Mon âme s'est enveloppée d'un ciel de joie Quand une nuit, soudainement habillée d'ailes, Je volais dans mon sommeil, parée de voyelles Dans mon repos que le calme entend sur sa voie. Ce n'était pas la première fois, aussi tendre Que ma souvenance pense sa vie, j'affirme ! Voler comme un oiseau, comme un ange, j'affirme ! Heureuse de cette grâce qu'ailes engendrent. La conscience au clair de la nuit étoilée S'éveilla d'un seuil offert pour que je vois. Que vis-je du seul jour se levant à ma voix Quand archétypes d'esprits vinrent dévoilés ? Sortant de ma nuit, le cœur...
12 avril 2020 - Bonjour ! Qui es-tu ? Que viens-tu déranger ma tranquillité d'hêtre ? (Être) - Je ne suis personne. Je venais juste voir si, ici, quelqu’un pouvait me consoler. - Te consoler ! Mais, ici, en ce lieu, personne ne console personne ! Nous sommes des arbres. As-tu déjà vu un arbre consoler un humain ? répond l'hêtre. - Oh ! Je me disais juste que c’était possible ! Que vous aviez, comme moi l’humanité en vos écorces ! On dit que vous gommez la peine lorsqu’on vous caresse. Aussi, suis-je venue te sentir et voir si ta sève était semblable à mes larmes. - Nous l’avons ! Mais pas pour...
En passant par la Lorraine avec vos sabots, Claudine ne vous a rien dit, Madame, quand prenant votre bras âgé de quatre vingt huit années, quand épousant vos pas arpégés, malgré votre grand âge, grande Dame, par tant de tracas retirés et vos oriflammes au vent, tant de mémoire habillée et ravivée, elle vous vit de lys vêtue aux pas johanniques, d'amour et de silence, d'airain et d'or, l'armure flamboyante sur le soleil que de bleu azur vous fîtes, avec elle, Liberté. Votre main en la main de Jeanne, avec l'archange Michaël pour étendard et son épée sculptée, vous pleurâtes le cœur tout égratigné...
Extrait d'un poème : la Nature du Dieu prestigieux
« S'il est un mot plus beau que l'autre, doux et fort, Il n'est plus un mot, mais Verbe, flore et agneau, et lorsque je L'aime, azuré tel le soleil, Il m'élève solennel, lustrée de vermeil, chantant Son alliance pour notre dessein que destin emplit de joie pour Son bel essaim. Lorsque je Le vois me tendre Ses bras m’aimant, et encor' me donner Sa promesse d'Amant, Il chante Sa conscience en un noble chant que mon seigneur lumineux parle clairvoyant. Assis le long du jour, sur mon regard penché, Il baigne mes yeux de Son éclat consacré. Quand Il m'annonce Son être à l'orée du jour, prenant tout...
Pour écrire un poème - à la manière de Jacques Prévert -
Pour écrire un poème, Prenez d’abord une feuille de papier, Qu’il soit parchemin ou papier du pauvre ; Puis prenez une plume de cygne blanc Que vous aurez taillée, aiguisée, effilée. Trempez celle-ci dans l’encre violette Ou noire ou bleue, comme il vous conviendra. Tracez des lignes et des volutes sur le papier Pour vous familiariser avec l’outil pointu, Aussi avec l’intimité de son être élémentaire. Parlez à la plume, à l’encre et au papier De vos intentions. Elles doivent leur plaire. Sans leur accord, vous ne ferez rien de bon. Ils mettront de la discorde entre les mots, Se feront valoir de...
Quand le monde aura achevé son heure, et que sa voûte de ciel éludera tous les mystères, que du nombre, peu auront vu la fleur, qui de sa couleur bleue est celle du Mystère, s’essouffleront les roses écarlates, après avoir sculpté leur jardin, de l’univers, les ultimes confins. Quand des saints Noms, retentira le Verbe, glorieux entre tous, Un au-dessus de tout, et que tout ce qui fut, est, ne sera plus germe, verrons-nous l’Amour être deux en l’Époux, regardant enfin l’insensé s’unir à la clarté, qui, de tout temps, a ensemencé les destinées. Quand les clefs seront d’inutiles outils, reconnaissant...
Je suis une plume virevoltant dans l'air, Un arc-en-ciel coiffant la vallée de lumières, Une pensée allant vêtue de mots sanctuaires, Pour voir l'éclat de la poésie de mes pairs. Si je vais, sacrée, en l'honneur versifié, Dans la grâce et la majesté de poésie, Elle, m'aimant d'obligeance et de courtoisie, C'est de prophétie vraie qu'elle dit mon foyer. Lorsque descendant de son azur éloquent, Animée de joie pour ma seule béatitude, Je prends la plume que mon Cygne de solitude Confie à la rime pour l'ardeur de mon volcan. Poète, toujours, providence sûre, je vais, Les poèmes levés, l'humanité propice...
Tout bruit, tout brille, tout murmure dans la nuit Quand une luciole vole, que lampe luit ; Dans la nuit, la lune blonde s'épanouit, Et luciole aime la clarté de ma nuit. Le jour a éteint ses flambeaux pour, à la nuit, Les voir scintiller de couleurs roses à minuit, Et l'alizé souffle sur l'ardeur endolorie Quand petite luciole s'endort, ma Mie. Tout s'éveille à la nuit, tout frémit sous la pluie, Quand de quelques gouttes d'eau jaillit, éblouie, La perle nacrée, pour orner le rire de Julie. C'est Luciole l'annonçant à la nuit cueillie. Il y avait dans la nuit une éphémère, Brillant d'un pur éclat...
Photos personnelles sur mon lieu de vie "Mes amis, les cygnes" Dans l’azur, j’ai vu les étoiles luire de joie. J’ai entendu en ton âme leur résonance, et les ai vues étinceler à ton doigt, portant ta destinée vers votre alliance. J’ai vu tant de résilience en ton soleil, et d’amères peines, pleines de tristesse, que les Nues t’ont allaitée de vermeil pour entendre ton être, d’allégresse. Ma peine ayant accompagné la tienne, aujourd’hui, est contemplation en ton courage. Mon âme exulte de joie, ô toi ! l’Alsacienne, tes vœux ayant été miens lors de tes orages. Que le voile de l’Amour, toujours souverain,...
Feuilles irisées dans la forêt Sautillent tel un destin amer ; Et pendant que dans l'ocre marais L'air tremble du vol des éphémères, Le sentier vers son portail nous porte, Venant tapoter à notre porte. Branches, grâce au vol des hirondelles, Courbent leur dos pour nous accueillir ; Et lorsqu'araignées créent leurs toiles, Tissant des spirales, sans bruire, Les roulis d'ailes brisent la soie Qui aurait bien terni le hautbois. C'est ainsi lorsque Zéphyr* s'apaise Pour qu'Air* nous donne sa quiétude ; Et qu'en plein Vent*, feuilles grisées d'aise, Aident l'élan voulu par le Sud* ; Rien n'est plus...