Ô poète ! Des muses, laquelle est ton élue ? De quelle saison, aimes-tu l'abondance des talus ? Des royaumes, desquels, aimes-tu la plaine ? Des fleurs, aimes-tu l’œillet ou la marjolaine ? Qui des montagnes, lèves-tu à l'apogée des cimes ? Quoi des mers et des océans, habille tes rimes ? Ô poète ! De quelle semence, as-tu levé la fleur ? Dis-moi le nombre du temps qui a aimé tes heures ? De quelle terre, as-tu posé l'encre de tes jours, Quand fleurissaient d'or les belles-de-jour, Quand jours, il y eut, quand nuits les a aimés ! Raconte ! Raconte le vent et ses baisers enflammés, Les frissons...
C'est jour de pluie. Que dis-je C'est la paix conflit. Paix pleure. C'est un orage. Que dis-je ? Cœur déserte. Un éclair me fend. C'est un nuage. Que dis-je ? Il n'est rien d'autre. Une ride se creuse. C'est le vent. Que dis-je ? C'est un soufflet. Une gifle sans courage. C'est pis encore. Que dis-je ? Une tornade passe. J'ai mal à ma ride. C'est neige blanche. Que dis-je ? Un flocon fige une larme. Visage a froid. C'est la moisson. Que dis-je ? Terre est aride. Elle n'a pas compris. C'est...je me demande. Oui, que dis-je ? Je ne sais plus. La droiture est morte. C'est une fleur du mal. Que dis-je...
Lorsque je fais une pâle copie d'un portrait existant de celui qui est estimé comme étant le plus grand poète allemand : Novalis, et quand l'Académicien Jean Moncelon insérait dans sa lettre bimestrielle 77 traitant de Novalis trois de mes poèmes écrits en hommage à Novalis, ce fut pur bonheur. http://novalis.moncelon.fr/Lettre%2077%20NOVALIS.pdf Voici un de ces trois poèmes Le nectar pourpre Tu es venu écouter mon valeureux ciel, Au matin sublime, aux nuances qui paraissent, Et de tes lèvres empourprées par le soleil, Tu as embrassé ma bouche qui, les mots, laisse. Tu es descendu des étoiles,...
Folle idolâtrie sans raison ni justice. Propos sur le Temps.
Les hommes adulent ce qui vient du passé sans jamais voir quoi ou qui vient vers eux du présent soit du futur. Le passé-temps n'est pas le passé éternel, et le présent peut être un passé et simultanément un futur éternel toujours présents se tenant face à nous sans que nous ne le voyions. Ces temps dans leur réalité annulent le présent-temps et non pas le temps-action. Lorsque nous méditons l'instant dit temps présent, nous nous apercevons qu'il devient un temps inexistant puisque vivant dans son passé et son futur ce qui est facile à vérifier : il n'y a pas plus inexistant que ce que nous nommons...
Dans la biographie de Béatrice Lukomski-Joly publiée dans le "A propos" du blog, il est écrit ceci : "Elle demeurera reconnaissante toute sa vie aux quelques professeurs du Lycée Thibault de Champagne à Provins qui l'ont aidée et soutenue tout le restant de sa scolarité : ses professeurs d'anglais Yves Uro et Marie-Christine Vallette-Ballery, ses professeurs d'allemand, Madame Arizo et M. Bernard Eglier, puis M. Gérard Jorland professeur de philosophie. C'est Yves Uro qui la soutiendra le plus et l'enverra en Angleterre pour qu'elle puisse se refaire "une santé intellectuelle et artistique"." Permettez-moi...
Dessiner avec des craies, des bâtons de pastel sec
Pourquoi dessine-t-on avec des craies dites pastel sec ? Car nous aimons principalement sa texture et ses couleurs qu'aucune autre matière n'égale (huile, aquarelle sont des couleurs ternes comparées aux pigments des craies.) Les pigments des craies, c'est un émerveillement, certes court car nous les savons impossibles dans la durée et nous savons ... qu'aucune œuvre ne restera, car le pigment sec du pastel ne dure pas dans le temps... Il est volatile, il ne supporte pas l'humidité, il n'aime pas la lumière et il n'adore que la nuit, celle sans lune. Tout dans la vie les blanchit. Je les ai souvent...
Ô douleur ! Fidèle épouse ! Eternel disciple ! Me laisseras-tu en paix, une heure, un seul jour ? Quand as-tu croqué l'ombre de ce long périple, Que vents et marées méprisent des vrais secours ? Ô douleur ! Fière marraine ! Qui partage mon lit, proscrit le mouvement ! Que veux-tu, que jamais tu ne lâches ma traîne, Qu'à nos épousailles tu offris de serment ? Si tu pouvais, un instant ! Laisser ton aiguille ! Oh ! Repos ! Ô ! immortelle fraternité ! Aimable clémence ! Douce ! Triste estampille ! Compassion amère ! Mon âme déliée. Quand se meurt la mesure, et que crie la sentence, Quand geste se...
C'est un orage. Il étend son bruit Comme un linceul. C'est une douleur ! Si vive qu'elle crie Au cœur de la vie. C'est une averse Qui rien ne lave. Rosier pleure. Raide, figée, C'est un arbre À l'agonie. C'est une tempête. Elle passe. Non ! elle est là. Le soleil s'éteint. C'est soir. Le vent hurle. Douleur s'allume. L'âme brûle, Le corps aussi. C'est un champ désert. Douleur veut partir. Elle s'incruste. Une déferlante arrive. Douleur m'aime. Que faire ? C'est le vide, Un moment. Elle remplit le puits. C'est un sacrifice. Ô douleur ! Ô mon épaule ! Où est la rose ? L'onguent ! Vous le connaissez...
Dors mon tout petit à moi, Dors tout contre moi, Maman veille. Ne pleure pas mon tout petit, Ne pleure pas ce soir, Maman veille. Regarde petit, regarde, Regarde la rose Sur mon petit cœur. Mon petit, mon tout petit, À moi tendre, Vois ton jour se lever. Petit, mon petit à moi, Vas au loin, tiens ma main Sur ton cœur en fleur. Oh ! Je n'avais pas vu Comme tu es grand devenu, Mon petit dans tes années ! Pars, pars mon grand, Mon tout petit à moi Puisque les étoiles t'attendent. Si à la vie tu t'accrochais? Mon petit, mon tout petit, Tu serais à ton tout petit sa lueur. Ne dors plus mon tout petit,...
Où allez-vous chargés comme des ânes portants des seaux de lie pour des sots sans âme quand les pauvres, dont je suis le verbe et le lys, portent avec eux l’insolence des riches ? Que portez-vous comme ignominies lorsque vous saignez des enfants l’harmonie, et que je suis pour ces innocents les joyaux de la brebis habitant le cœur de l’Agneau ? Qui achetez-vous, les poches pleines, quand le purgatoire jamais ne vous enseigne, ne vous châtiant pas assez fort de verges obstinées, que de vies en vies, corrompus, vous récidiviez ? Faut-il que Mammon vous soit aguichant, vous, méjugeant l’idéal-prévu*...