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Le diadème des offrandes - Béatrice Lukomski-Joly -

Littérature poésie "Poésie d'un temps qui n'existe plus, existera demain, meurt et renait."

La fille au bord de l'Odet et de l'Aulne

Béatrice Lukomski-Joly
La fille au bord de l'Odet et de l'Aulne
La fille au bord de l'Odet et de l'Aulne

Photo personnelle À genoux, le teint incolore sur des yeux limpides comme la clarté d'un nuage se chargeant de pluie, les yeux fatigués, elle marchait bordée d'innocence enfantine. Pleuvait-il sur le trottoir alourdi d'un bitume gris qu'elle semblait encore ignorer si un nuage était blanc, gris, peut-être bleu, parfois rose, semblables aux tissus enfantins qu'elle chiffonnait chaque jour entre ses doigts, ses jours travaillés. Elle était à l'aube d'une vie qui peinait à se dessiner, car elle était à peine sortie de l'enfance, avec dans le regard et son rire toute la lumière du désir d'être soi,...

Ô Mystère

Béatrice Lukomski-Joly
Ô Mystère
Ô Mystère

C’est l’hiver, presque, louant son mois, fort de frimas jouant du pipeau, et de gelées dorées, de brouillards blancs, aussi ; il fait froid. J’ai froid. Enfin, pas vraiment ! Siégeant dans le ventre, le ventre du monde, l’hiver attend sagement qu’automne glisse vers sa lumière, l’aube en hiver. Enfin, vous le savez ! Car l’aube venant son chemin, si vous la voyez, c’est toujours en cette saison, jamais dans le sein des autres, n’appelant que son aurore cette source comme une rose de nuit. Enfin, si vous la voyez ! Bleutée comme une rosace, rose comme une fleur pourpre, parce que l’aube est bleue...

1 / Du souci de comprendre le jour et la nuit et 2 / des traductions automatiques sur certains concepts

Béatrice Lukomski-Joly
1 / Du souci de comprendre le jour et la nuit   et 2 / des traductions automatiques sur certains concepts
1 / Du souci de comprendre le jour et la nuit et 2 / des traductions automatiques sur certains concepts

En hommage au poète Novalis que j'ai profondément médité, en évitant de lire ce qui pouvait s'écrire de part et d'autre sur le pourquoi pour comprendre par moi-même, tout en lisant une foule d'articles autres sur le poète. Pourquoi ai-je tant écrit à propos de la nuit et moins sur le jour ? Il suffit de lire le poète Novalis pour comprendre et pourtant, quelle est la réponse du pourquoi la nuit plutôt que le jour puisque Novalis, poète mystique autant que spirituel sans mysticisme, nous parle bien de l'allégorie de la nuit, et non du jour qui est l'éclatante lumière témoignant de ses écrits en...

La vieille bâtisse.

Béatrice Lukomski-Joly
La vieille bâtisse.
La vieille bâtisse.

Il était une fois une bâtisse. La maison était vieille, d’un âge certain, centenaire et davantage, qu’elle avait nécessité beaucoup de travaux. Chaque pièce avait été reprise, embellie, consolidée. Pour cela, il avait fallu sur des décennies une grande quantité de matériaux. Ceux, anciens, avaient été stockés dans les annexes toutes aussi nombreuses que l’avaient été les désirs du beau et du presque bien fait. Elles étaient au nombre de cinq : une cave voûtée sous toute la superficie de la maison, un garage avec cour et deux bâtis dont l’usage au siècle dernier était courant : des commodités de...

Court extrait de mon livre "Le sentier"

Béatrice Lukomski-Joly
Court extrait de mon livre "Le sentier"
Court extrait de mon livre "Le sentier"

"Ô, mon ami, aux cheveux de lumière ! C'est ton laurier en germination croissante que je vois d'un vif éclat orner ma chevelure. Tout est si sombre dans ces nuits gelées qu'il faut bien que les colonnes éclairent les ténèbres pour que scintille ma robe en plein minuit du midi au firmament ! Combien d'esprits étincelants vêtent ces nuits sombres pour que je sois saisi par la gelure de décembre afin de mieux marcher en mon cœur réchauffé ! C'est mon aurore, en ces nuits, enfantée par douze êtres majestueux dont je devine les mille yeux forgés d'éclairs dans leurs ailes étendues. C'est cela l'hiver,...

Je viens d'un pays - vie antérieure -

Béatrice Lukomski-Joly
Je viens d'un pays - vie antérieure -
Je viens d'un pays - vie antérieure -

Je viens d'un pays duquel je suis un depuis toujours ; Y coule du miel répandu sur nos cheveux jais du jour. De l'ambre est versée avec l'huile de jasmin en pluie, Arrosée de rose d'Ispahan pour que jamais je n'oublie. Le matin y est une fleur que les destins célèbrent, Et la parure de ses aurores est une sagesse solaire Que mon émoi aime de toutes nuits dédiées d'épreuves à ses pétales fleuris qu’Éden donne à mes fleuves. Je viens d'un pays qui n'a que l'ineffable pour Père Et à sa vue, je m'incline, l'esprit léger comme l'air Quand souffle m'adore sculptée d'éternité et de murrhe. Jasmin, rose...

L'Amour du monde, c'est quoi ?

Béatrice Lukomski-Joly
L'Amour du monde, c'est quoi ?
L'Amour du monde, c'est quoi ?

Il n'y a rien qui m'a le plus blessé que tous ces gens qui veulent être quelqu'un, avoir un nom, un statut, être dans le souvenir de quelqu'un, au centre de tous, ignorant ce que les autres sont autour d'eux et ceux loin d'eux. "Être dans le souvenir de quelqu'un" ? Et, ils sont tombés du côté du pire souvenir le plus souvent, à force d'avoir rêvé d'être bon sans l'avoir été ayant pourtant cru qu'ils l'étaient, ignorants ce qu'est l'humilité. En cela, oui, que chacun se dise qu'il engrange plus de souvenirs mauvais que de bons et qu'en cela, il ne devrait jamais espérer rester dans la mémoire d'un...

ÊTRE ou le rayon ciselé : Je suis.

Béatrice Lukomski-Joly
ÊTRE ou le rayon ciselé : Je suis.
ÊTRE ou le rayon ciselé : Je suis.

Je ne suis rien, car je ne veux rien, rien être, Ni être une chose, ni être un nom, rien qu'Être ! N'être aucune prétention sinon prétendre être Qu'aux pas des arbres rencontrés, j'ai été pour être. N'être rien que ce que je peux être, chaque instant, Quand l'instant épouse l'éternité pour le firmament. N'être que ça, le firmament dans mon éternité ! Rien que cette étole d'étoiles à mon regard édifié ! Pourquoi être un autre quand s'efface le jour, Et que la nuit m'embrasse de ses astres d'amour, Quand à la rondeur des déliés des vies passées, Je marche d'inclinaisons face au vent, rassasiée ?...

Dédicace hommage à Friedrich von Schiller

Béatrice Lukomski-Joly
Dédicace hommage à Friedrich von Schiller
Dédicace hommage à Friedrich von Schiller

Ô poète ! Des muses, laquelle est ton élue ? De quelle saison, aimes-tu l'abondance des talus ? Des royaumes, desquels, aimes-tu la plaine ? Des fleurs, aimes-tu l’œillet ou la marjolaine ? Qui des montagnes, lèves-tu à l'apogée des cimes ? Quoi des mers et des océans, habille tes rimes ? Ô poète ! De quelle semence, as-tu levé la fleur ? Dis-moi le nombre du temps qui a aimé tes heures ? De quelle terre, as-tu posé l'encre de tes jours, Quand fleurissaient d'or les belles-de-jour, Quand jours, il y eut, quand nuits les a aimés ! Raconte ! Raconte le vent et ses baisers enflammés, Les frissons...

Orage

Béatrice Lukomski-Joly
Orage
Orage

C'est jour de pluie. Que dis-je C'est la paix conflit. Paix pleure. C'est un orage. Que dis-je ? Cœur déserte. Un éclair me fend. C'est un nuage. Que dis-je ? Il n'est rien d'autre. Une ride se creuse. C'est le vent. Que dis-je ? C'est un soufflet. Une gifle sans courage. C'est pis encore. Que dis-je ? Une tornade passe. J'ai mal à ma ride. C'est neige blanche. Que dis-je ? Un flocon fige une larme. Visage a froid. C'est la moisson. Que dis-je ? Terre est aride. Elle n'a pas compris. C'est...je me demande. Oui, que dis-je ? Je ne sais plus. La droiture est morte. C'est une fleur du mal. Que dis-je...

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