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Le diadème des offrandes - Béatrice Lukomski-Joly -

Littérature poésie "Poésie d'un temps qui n'existe plus, existera demain, meurt et renait."

Au nom de la démocratie

Béatrice Lukomski-Joly
Au nom de la démocratie
Au nom de la démocratie

Je crois foncièrement qu'avant toute élection, au nom de la démocratie, une vraie démocratie, un peuple, une ville, un village, doit - avant d'élire - choisir les personnes qui seront les acteurs de quelques années supposées être partagées ensemble avec un maire (conseillers), un président (ministres), etc. et non pas imposées par une personne qui se veut maire ou président ou autres fonctions, ayant cherché seul-e- ses partenaires. Mais non ! C'est du jamais-vu. Du, jamais-vécu. Constat pour la France. Des listes entières sont édifiées, proposées, imposées, sans que les électeurs n'aient eu le...

je ne supporte plus...

Béatrice Lukomski-Joly
je ne supporte plus...
je ne supporte plus...

Je ne supporte plus la souffrance du monde, Tous ces sanglots qui me burinent l'âme, et me sondent Les enfants qui pleurent, amèrement offensés, Violés au nom de "je ne sais quoi", pour jouer, L'impardonnable délit des impies, que nul ne condamne, Et qui tristement, pour une vie, les damne. Je ne supporte plus les mensonges, par trop accablants, Et moins encore leur maestria, au nom de Dieu, Toutes ces contre-vérités qui falsifient la dignité, Au nom des perversions individuelles, ces calamités, Qui prennent la cruauté, pour se hisser fallacieuses, Sans consentir aux philanthropes, une coupe précieuse....

Actes féconds - bis -

Béatrice Lukomski-Joly
Actes féconds - bis -
Actes féconds - bis -

Nous voyons et entendons de plus en plus les gens se plaindre du manque d’humanité, du manque de moralité, même d’immoralité croissante, en cette époque troublée et manipulée. Mais qui acte l’humanité au quotidien sans se plaindre du manque de morale ? Car montrer l’exemple se passe de mots puisque l’action est un verbe en mouvement qui se témoigne seul. J’ai vu des gens méchants ne parlant jamais de valeur morale et ils font bien, car ils sont honnêtes avec leurs valeurs inhumaines... ils sont nombreux ; en effet, on ne peut pas se plaindre de ce que nous sommes soi-même, c'est-à-dire de manquer...

Actes féconds

Béatrice Lukomski-Joly
Actes féconds
Actes féconds

L’Amour en sa conscience est semblable à un éclair dans le ciel. Plus il y a en l’âme d’éclairs de conscience dans la raison de l’Amour œuvrant pour lui-même, sans gloire et sans paresse, sans plaire et sans retours souhaités, plus l’éclair devient lumière, car l’éclair dans l’orage salvateur apporte toujours le retour du soleil témoignant de sa lumière. Nous pouvons rencontrer un homme n’ayant eu qu’un seul éclair de conscience en son cœur embrasé dans une vie que le peu révèle l’élévation du cheminement. À quoi ressemblerait cet éclair de conscience s'il fallait lui attribuer une autre image...

La vieille bâtisse.

Béatrice Lukomski-Joly
La vieille bâtisse.
La vieille bâtisse.

Il était une fois une bâtisse. La maison était vieille, d’un âge certain, centenaire et davantage, qu’elle avait nécessité beaucoup de travaux. Chaque pièce avait été reprise, embellie, consolidée. Pour cela, il avait fallu sur des décennies une grande quantité de matériaux. Ceux, anciens, avaient été stockés dans les annexes toutes aussi nombreuses que l’avaient été les désirs du beau et du presque bien fait. Elles étaient au nombre de cinq : une cave voûtée sous toute la superficie de la maison, un garage avec cour et deux bâtis dont l’usage au siècle dernier était courant : des commodités de...

La fille au bord de l'Odet et de l'Aulne

Béatrice Lukomski-Joly
La fille au bord de l'Odet et de l'Aulne
La fille au bord de l'Odet et de l'Aulne

Photo personnelle À genoux, le teint incolore sur des yeux limpides comme la clarté d'un nuage se chargeant de pluie, les yeux fatigués, elle marchait bordée d'innocence enfantine. Pleuvait-il sur le trottoir alourdi d'un bitume gris qu'elle semblait encore ignorer si un nuage était blanc, gris, peut-être bleu, parfois rose, semblables aux tissus enfantins qu'elle chiffonnait chaque jour entre ses doigts, ses jours travaillés. Elle était à l'aube d'une vie qui peinait à se dessiner, car elle était à peine sortie de l'enfance, avec dans le regard et son rire toute la lumière du désir d'être soi,...

Ô Mystère

Béatrice Lukomski-Joly
Ô Mystère
Ô Mystère

C’est l’hiver, presque, louant son mois, fort de frimas jouant du pipeau, et de gelées dorées, de brouillards blancs, aussi ; il fait froid. J’ai froid. Enfin, pas vraiment ! Siégeant dans le ventre, le ventre du monde, l’hiver attend sagement qu’automne glisse vers sa lumière, l’aube en hiver. Enfin, vous le savez ! Car l’aube venant son chemin, si vous la voyez, c’est toujours en cette saison, jamais dans le sein des autres, n’appelant que son aurore cette source comme une rose de nuit. Enfin, si vous la voyez ! Bleutée comme une rosace, rose comme une fleur pourpre, parce que l’aube est bleue...

Court extrait de mon livre "Le sentier"

Béatrice Lukomski-Joly
Court extrait de mon livre "Le sentier"
Court extrait de mon livre "Le sentier"

"Ô, mon ami, aux cheveux de lumière ! C'est ton laurier en germination croissante que je vois d'un vif éclat orner ma chevelure. Tout est si sombre dans ces nuits gelées qu'il faut bien que les colonnes éclairent les ténèbres pour que scintille ma robe en plein minuit du midi au firmament ! Combien d'esprits étincelants vêtent ces nuits sombres pour que je sois saisi par la gelure de décembre afin de mieux marcher en mon cœur réchauffé ! C'est mon aurore, en ces nuits, enfantée par douze êtres majestueux dont je devine les mille yeux forgés d'éclairs dans leurs ailes étendues. C'est cela l'hiver,...

L'Amour du monde, c'est quoi ?

Béatrice Lukomski-Joly
L'Amour du monde, c'est quoi ?
L'Amour du monde, c'est quoi ?

Il n'y a rien qui m'a le plus blessé que tous ces gens qui veulent être quelqu'un, avoir un nom, un statut, être dans le souvenir de quelqu'un, au centre de tous, ignorant ce que les autres sont autour d'eux et ceux loin d'eux. "Être dans le souvenir de quelqu'un" ? Et, ils sont tombés du côté du pire souvenir le plus souvent, à force d'avoir rêvé d'être bon sans l'avoir été ayant pourtant cru qu'ils l'étaient, ignorants ce qu'est l'humilité. En cela, oui, que chacun se dise qu'il engrange plus de souvenirs mauvais que de bons et qu'en cela, il ne devrait jamais espérer rester dans la mémoire d'un...

ÊTRE ou le rayon ciselé : Je suis.

Béatrice Lukomski-Joly
ÊTRE ou le rayon ciselé : Je suis.
ÊTRE ou le rayon ciselé : Je suis.

Je ne suis rien, car je ne veux rien, rien être, Ni être une chose, ni être un nom, rien qu'Être ! N'être aucune prétention sinon prétendre être Qu'aux pas des arbres rencontrés, j'ai été pour être. N'être rien que ce que je peux être, chaque instant, Quand l'instant épouse l'éternité pour le firmament. N'être que ça, le firmament dans mon éternité ! Rien que cette étole d'étoiles à mon regard édifié ! Pourquoi être un autre quand s'efface le jour, Et que la nuit m'embrasse de ses astres d'amour, Quand à la rondeur des déliés des vies passées, Je marche d'inclinaisons face au vent, rassasiée ?...

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