Extrait : "Entendez ! " Paroles entre l'Ange et le Génie lors de l'hiver 1984
Tableau à l'huile me représentant en 1984 en train de lire au bord de l'étang des Lésines à Hauteville-Lompnes au moment où l'idée d'écrire "Le Génie" germa en moi. Je n'ai pas réussi à faire une photo moins floue de ce tableau, car l'environnement se reflétait dans le verre de l'encadrement. Tableau appartenant à ma fille Julie Koutzine-Joly née en 1984 avec laquelle j'ai écrit cette pièce, je veux dire en sa présence quotidienne en mon bureau." « Écoute bruire le souffle de mes vents ! Au gré de tes pas, raconte le temps Qu'il a fallu au temps pour s'apprivoiser en homme. Raconte le temps qu'il...
Je me suis réveillée ce matin avec cette pensée. Lorsque nous écrivons en qualité d'artiste, poète et/ou écrivain, nous portons la mention suivante : "Toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé est purement fortuite." Ma pensée, au réveil, ce matin fut que nous devons dire et écrire, dorénavant : "Toute ressemblance avec des personnes existantes, ayant existé, et/ou qui existeront dans un avenir* proche ou éloigné, est purement fortuite.", ce que j'acte dès aujourd'hui pour le futur à cette minute précise. Comme nous écrivons parfois sur des intuitions, tel le fit le poète...
Depuis que je vis, depuis que le soleil m'habite, Pris en moi tel un flambeau étincelant, Qu'ai-je à dire de l'astre, brillance satellite, De mon cœur vaste comme le Graal rayonnant ? S'il n'est le pain au champ, le vin d'ambre, Trouvant sa pierre de fondation en mon âme, Qu'aurais-je vécu si je tais décembre Comme fruit du printemps, tel mon sésame ? Si du printemps, je tais la floraison en été, Et vis étourdie l'année répandue en moi, Que suis-je de vérité si je ne dis la rosée Pour la ronde des roses gravée sur le bois ? Si j'aime sans mesure, si amour est mon feu, Après m'être lavée les pieds...
Quand l'hiver glissera sur sa tombe inerte, Et que l'arbre jauni sacrifiera ses feuilles, Que l'or du temps caressera sa confidence, Que sera la providence et sa prudence ? Aux nuits admirées lorsque viendra son seuil Aimera-t-il l'obscurité en demeurant alerte ? Ai-je vu front luire sans l'ombre d'un orgueil ? Qu'encor' je me demande ce défaut servile Qui ramasse tant de volontés en servitude, Laissant sa parade s'étendre d'une certitude ; Et vole la chimère de ceux qui sont stériles, Pourtant d'assurance à être en trompe-l’œil. Ainsi vole l'illusion sur l'hiver de l'âme, Embrassant son printemps...
Il était une fois une bâtisse. La maison était vieille, d’un âge certain, centenaire et davantage, qu’elle avait nécessité beaucoup de travaux. Chaque pièce avait été reprise, embellie, consolidée. Pour cela, il avait fallu sur des décennies une grande quantité de matériaux. Ceux, anciens, avaient été stockés dans les annexes toutes aussi nombreuses que l’avaient été les désirs du beau et du presque bien fait. Elles étaient au nombre de cinq : une cave voûtée sous toute la superficie de la maison, un garage avec cour et deux bâtis dont l’usage au siècle dernier était courant : des commodités de...
Quand l'hiver glissera sur sa tombe inerte, Et que l'arbre jauni sacrifiera ses feuilles ; Que l'or du temps caressera sa confidence, Que sera la providence et sa prudence, Aux nuits admirées lorsque viendra le seuil ? Aimer la nuit sombre en demeurant alerte ! Ai-je vu front luire sans l'ombre d'un orgueil ? Qu'encor' je me demande ce défaut servile Qui ramasse tant de volontés en servitude, Laissant sa parade s'étendre d'une certitude ; Et vole la chimère de ceux qui sont stériles, Pourtant d'assurance à être en trompe-l’œil. Ainsi vole l'illusion sur l'hiver de l'âme, Embrassant son printemps...