Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Le diadème des offrandes - Béatrice Lukomski-Joly - Littérature poésie "Poésie d'un temps qui n'existe plus, existera demain, meurt et renait."

roses

Parlez-moi de l'azur

Béatrice Lukomski-Joly
Parlez-moi de l'azur
Parlez-moi de l'azur

Parlez-moi de l'azur Aquarelle avec mon reflet Si vous me contiez le ciel bleu, en ce jour éblouissant, Soyez assurés du plus bel écrin, que peut l'écrivain. Lorsque vous mariez la rime au vers, que le provin Aime des floraisons fastes, c'est pour moi ondoyant. Quand les nymphes rêvent, endormies dans le jardin, Quand vous cueillez roses, ancolies et divin jasmin, C'est de transport au cœur chantant que je les aime Au cœur des chorales rêvant leurs poèmes. Si vous me contiez le vert azur, avec la colombe, C'est sur ses ailes que je conterai son firmament. Quand de sa blancheur, il me parle des...

La rose et les barbelés

Béatrice Lukomski-Joly
La rose et les barbelés
La rose et les barbelés

Lasse de l'obstacle où se maltraitent les mots, Dans l'éclair que vérité prend de pureté, Les roses pleurent, griffées par un barbelé. La ruse écrit la faute, la foudre dit les maux. Si ruse creuse la fosse de l'impureté, Au coin de la rue, au délié des chemins, Que deviennent les fleurs fanées près du ravin Si des mains d'homme ne les retenaient l'été ? Si j'étais la mort en chemin, là, de vous, proche, Venant cueillir vos imperfections amères, à ma volonté que diriez-vous des chimères Qui ont ceint vos jours pour votre nuit qui approche ? Puis-je vouloir que l'ombre cesse de tournoyer Quand vient...

La flamme de mes lettres

Béatrice Lukomski-Joly
La flamme de mes lettres
La flamme de mes lettres

Le vent d'hiver tombe telle une feuille morte Et pendant que l'amer soupir cogne à ma porte, Ombres d'infinis vœux volent à ma fenêtre Cédant leur tristesse à la flamme de mes lettres. S'il est tard, s'il est ingrat de penser la route, Si encor’ rien d'un nuage n'ouvre ma voûte, Quoi consacrer d'aise à ma lèvre qui soupire Quand sautille la dernière feuille au nadir ? S'il est une larme glissant sur mon sourire Faisant fi de mon tourment quand tombe le pire, Que soupirerait le regard à ma douleur Si l'iris ne fermait son voile à sa frayeur ? Pendant que les branches dénudées s'assoupissent, Que...

Les jours mazdéens

Béatrice Lukomski-Joly
Les jours mazdéens
Les jours mazdéens

Acrylique et pastel - œuvre personnelle faite avec Lukas - Je rêve des jours mazdéens, Parmi l'envol des oiseaux au matin, Et au petit soir des fraîches lenteurs, Je vis l'attente des rayons des bâtisseurs Comme autant de clarté sans adieu, Sans qu'ombre ne ternisse leur milieu. Il n'est point d'ombre à l'aube du jour ! Soleil rose, jaune dans un ciel orangé, Tant de chaleur pour fleurir mon oranger ! Sous tes piliers, je vais solide de ferveur Que bien des âmes voudraient de terreur. Soleil radieux de mes jours endimanchés Donne ta main à chaque seconde épanchée ! Il n'est point d'ombre à l'aube...

Ô Mystère

Béatrice Lukomski-Joly
Ô Mystère
Ô Mystère

C’est l’hiver, presque, louant son mois, fort de frimas jouant du pipeau, et de gelées dorées, de brouillards blancs, aussi ; il fait froid. J’ai froid. Enfin, pas vraiment ! Siégeant dans le ventre, le ventre du monde, l’hiver attend sagement qu’automne glisse vers sa lumière, l’aube en hiver. Enfin, vous le savez ! Car l’aube venant son chemin, si vous la voyez, c’est toujours en cette saison, jamais dans le sein des autres, n’appelant que son aurore cette source comme une rose de nuit. Enfin, si vous la voyez ! Bleutée comme une rosace, rose comme une fleur pourpre, parce que l’aube est bleue...

Le nectar pourpre

Béatrice Lukomski-Joly
Le nectar pourpre
Le nectar pourpre

Lorsque je fais une pâle copie d'un portrait existant de celui qui est estimé comme étant le plus grand poète allemand : Novalis, et quand l'Académicien Jean Moncelon insérait dans sa lettre bimestrielle 77 traitant de Novalis trois de mes poèmes écrits en hommage à Novalis, ce fut pur bonheur. http://novalis.moncelon.fr/Lettre%2077%20NOVALIS.pdf Voici un de ces trois poèmes Le nectar pourpre Tu es venu écouter mon valeureux ciel, Au matin sublime, aux nuances qui paraissent, Et de tes lèvres empourprées par le soleil, Tu as embrassé ma bouche qui, les mots, laisse. Tu es descendu des étoiles,...

ô douleur

Béatrice Lukomski-Joly
ô douleur
ô douleur

C'est un orage. Il étend son bruit Comme un linceul. C'est une douleur ! Si vive qu'elle crie Au cœur de la vie. C'est une averse Qui rien ne lave. Rosier pleure. Raide, figée, C'est un arbre À l'agonie. C'est une tempête. Elle passe. Non ! elle est là. Le soleil s'éteint. C'est soir. Le vent hurle. Douleur s'allume. L'âme brûle, Le corps aussi. C'est un champ désert. Douleur veut partir. Elle s'incruste. Une déferlante arrive. Douleur m'aime. Que faire ? C'est le vide, Un moment. Elle remplit le puits. C'est un sacrifice. Ô douleur ! Ô mon épaule ! Où est la rose ? L'onguent ! Vous le connaissez...

Dors mon tout petit à moi,

Béatrice Lukomski-Joly
Dors mon tout petit à moi,
Dors mon tout petit à moi,

Dors mon tout petit à moi, Dors tout contre moi, Maman veille. Ne pleure pas mon tout petit, Ne pleure pas ce soir, Maman veille. Regarde petit, regarde, Regarde la rose Sur mon petit cœur. Mon petit, mon tout petit, À moi tendre, Vois ton jour se lever. Petit, mon petit à moi, Vas au loin, tiens ma main Sur ton cœur en fleur. Oh ! Je n'avais pas vu Comme tu es grand devenu, Mon petit dans tes années ! Pars, pars mon grand, Mon tout petit à moi Puisque les étoiles t'attendent. Si à la vie tu t'accrochais? Mon petit, mon tout petit, Tu serais à ton tout petit sa lueur. Ne dors plus mon tout petit,...

L'ombre rampante

Béatrice Lukomski-Joly
L'ombre rampante
L'ombre rampante

Qu'est donc cette ombre rampante, vile erreur, Allant tranquille, et cependant avec fureur ? Quel tapage, sans cesse mutant son vacarme, Que monologue crie son désespoir sans larmes ! Entendez-vous le silence arpentant la nuit, Monologuant son repos, faisant tant de bruit ? Que de bruits muets qui, aujourd'hui, ont crié Tout le désamour dans le désaveu d'une vie pillée ! Qu'ont-ils à plisser leur bouche et leurs yeux, Quand vent ne passe pas près des adieux ? Que de déraison en ce sombre après-midi Qui a piétiné la rose, ses pétales cramoisis ! Mais qu'ont-ils tous à hurler, les yeux injectés,...

L'écume des nuits

Béatrice Lukomski-Joly
L'écume des nuits
L'écume des nuits

Quand nous aurons rajeuni après avoir bien vieilli après avoir reçu les dons de l’eau et du levain, le sel et l’huile loueront notre plus beau chant que l’écume des nuits connaît de tous nos matins. Verrons-nous se lever le soleil sur nos bienfaits que nous déposerons, dès le seuil franchi, notre joie d’une vie achevée clamant sa parure, dès que l’éclair à l’aube naîtra de notre trépas. Heureux serons-nous d’avoir accompli notre destin, enfin libérés de nos chaînes, penserons-nous, redonnant de l’éclat à la Pensée venue vers nous, couronnant tout ce qui fut afin que rien ne se perde. Nous irons...

1 2 > >>