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Le diadème des offrandes - Béatrice Lukomski-Joly - Littérature poésie "Poésie d'un temps qui n'existe plus, existera demain, meurt et renait."

Le silence est une noble femme

Béatrice Lukomski-Joly
Le silence est une noble femme
Le silence est une noble femme

J'ai demandé au silence sa mission, Et hier soir, dans la nuit noire, l'ai appelée. Voulant m'entretenir de sa vocation. Avec lui, j'ai parlé des jours de sa durée. "Silence est une noble femme", me dit-il. "Son pèlerinage est une danse légère, Et lorsqu'elle enjambe la vieillesse d'un fil, C'est de son immobilité qu'elle suggère." Éblouie, je la liais à mon cœur pensif, Et, d'un pas intérieur, lui vouais un culte Que seul appuie le silence sur le récif, Qu'obscurité dans sa clarté éthérée sculpte. Toujours éclairée, je lui parlais en repos ; De sa maîtrise, j'étais l'amie car elle valse, Glissant...

Le colibri, l'aigle et le rampant.

Béatrice Lukomski-Joly
Le colibri, l'aigle et le rampant.
Le colibri, l'aigle et le rampant.

Un colibri volait bas, caressant l'âme de la terre, Il était blanc comme l'éclat d'un soleil cuivré, Bleu comme l'azur dans son horizon mordoré. Un aigle volait haut au-dessus des nuages ; Il était sombre comme un sentiment triste, À l'habit obscur dans le pli de l'astre brûlant. Un moineau battait des ailes, un autre pleurait, L'un accablé appela l'aigle, et aigle planait Au-dessus de la vallée sans ombrage. Manquant de chaleur, un merle cessa de chanter, Aigle cherchait sa proie, et colibri chantait, Quand vint un rampant cherchant aussi une proie. L'aigle vit le joyeux colibri et le rampant,...

La chimère

Béatrice Lukomski-Joly
La chimère
La chimère

Quand l'hiver glissera sur sa tombe inerte, Et que l'arbre jauni sacrifiera ses feuilles ; Que l'or du temps caressera sa confidence, Que sera la providence et sa prudence, Aux nuits admirées lorsque viendra le seuil ? Aimer la nuit sombre en demeurant alerte ! Ai-je vu front luire sans l'ombre d'un orgueil ? Qu'encor' je me demande ce défaut servile Qui ramasse tant de volontés en servitude, Laissant sa parade s'étendre d'une certitude ; Et vole la chimère de ceux qui sont stériles, Pourtant d'assurance à être en trompe-l’œil. Ainsi vole l'illusion sur l'hiver de l'âme, Embrassant son printemps...

La lettre

Béatrice Lukomski-Joly
La lettre
La lettre

Le temps est tombé sur le souffle d'une feuille, Qu'automne recouvre de couleurs veloutées ; Et lorsque l'éclair frappe l'arbre et l'écureuil, C'est le cri du deuil que pousse l'infortuné. L'épousée giboulée se tient au logis feutré, Et la lumière gémit de l'insulte subie, Car il n'y a de plaie que face à l'inimitié Jetant sa froideur aux traits de celui qui bénit. Feuille tournoyait dans le vent, scrutant sa couleur, L'âme triste, endeuillée une seconde fois, Que nul n'a voulu avouer, pourtant de valeur ; Qu'onde au-dessus des nuages donnait d'autrefois. Le soleil s'est couché, serrant l'ouest...

L'indigent

Béatrice Lukomski-Joly
L'indigent
L'indigent

Quel est ce sourire qui s'estompe, Et cette ombre ténébreuse qui va, Ce fort coup de tonnerre qui frappe, Et ce typhon qui ternit les gravas ? La rue glane ses piétons frileux Et le noir bitume crie sa colère ; La saison met son foulard peureux, Et tout va bruyant de fièvre. Le sol est jonché de feuilles mortes, Et encor' d'injures et de débris ; Les blasphèmes ont fermé la porte ; La rue a pris l'indigent sans abri. La nature a pleuré ; lui aussi. La bière a coulé ; les larmes aussi. Et les murs fissurés ont blêmi. Les arbres l'ont scruté ; la vie aussi. Qui, de raison, regrets, d'insensé, A vu...

Lukas

Béatrice Lukomski-Joly
Lukas
Lukas

tableau œuvre personnelle non libre de droits Photo du tableau faite devant une lumière pour en voir la transparence; Tableau offert à la maman. Lukas joue dans les cailloux, cherchant la perle or que papa voile, que maman espère à l'aube, quand s'éveillant, l'enfant guilleret joue dehors, le sourire grave, son rire sur les lèvres. Beau comme un soleil éblouissant, Lukas aime Maman belle, et papa doux qui offre ses bras aux petits matins bleus, et aux grands soirs qui sèment l'avenir pour tisser le fil d'argent qui va. La bouche, tel un cœur vif, embrasse l'orée des jardins embaumant le jasmin...

Droits d'auteur, propriété intellectuelle.

Béatrice Lukomski-Joly
Droits d'auteur, propriété intellectuelle.
Droits d'auteur, propriété intellectuelle.

Tous les poèmes, ici publiés, appartiennent à mes livres édités. Ils ne sont en conséquence non utilisables sans mon autorisation. Aucun poème ne peut être interprété sans avoir demandé au préalable au poète ce qu'il a voulu dire. Si des poètes et écrivains trépassés, nous interprétions, sans connaître la biographie du poète, sans connaître sa pensée défendue, nous aurions assurément tout faux. Toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé est purement fortuite. Aucun de mes écrits n'est modifiable (plagia)(propriété intellectuelle) sur la volonté d'un tiers pour des besoins...

Le rêve

Béatrice Lukomski-Joly
Le rêve
Le rêve

Pastels sec faits d'après mes photos de giroflées; Quand je m'exerce au dessin. Puisqu'il nous faut mourir une nuit, je m'incline ; Et que dans la mort, tout se fige dans la bruine ; Puisqu'il nous faut nous laisser seules, cette nuit, Et que dans l'abandon, tout se brise d'ennui, De l'inachevée ardeur des amours imparfaits, Je sais le cœur contrit à la forge des forfaits. Des vœux pieux non aboutis qui m'inquiètent, Puisque la mort survient, terriblement muette, Sans dire un seul mot pour nous prendre sur la grève, Que la main divine prenne vaillamment le glaive Pour que nos forts vécus endeuillés...

Le silence des voix éteintes

Béatrice Lukomski-Joly
Le silence des voix éteintes
Le silence des voix éteintes

L'été déjà se meurt, et avec ses émouvantes senteurs, Fredonne l'empire des aurores parfumées. Arrive à grands pas l'automne que j'aime de couleurs, Et avec lui le fracas des branches dans les prés. J'entends déjà le frémissement des feuilles, Coulant au blizzard leur frêle branchage, Et au limon des terres fécondes, secoue l'orgueil, Que rides vêtues d'années, de froid voyagent. Ai-je écris l'amour de l'été en ses lauriers Que saisons plaident la perfection de sa parure. Mon âme se languit des jours de rire déployés, Et aspire avec joie au fracas des jours de verdure. Car il n'est pas que l'été...

La joie des vignes

Béatrice Lukomski-Joly
La joie des vignes
La joie des vignes

Je suis allée par la campagne cueillir la joie des vignes, Qu'accompagne la Champagne aux matins des signes, Et dans le doux rayonnement des aubes câlines, J'ai embrassé l'épi de blé en capeline d'or, loin du spleen. Pendant que le soleil dessinait, sur ses coteaux, Le doux éclat fleuri des rouges coquelicots, Les champs ont discouru, avec les oiseaux bleus, Du temps des promenades suspendues à mes yeux. Et j'ai vu briller dans le regard des lucioles, la nuit, La gaieté des étoiles or, l'allégresse des prairies, Et encore la gaieté des papillons mariés aux libellules. J'ai dit : je t'aime et la...

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