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Le diadème des offrandes - Béatrice Lukomski-Joly - Littérature poésie "Poésie d'un temps qui n'existe plus, existera demain, meurt et renait."

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Extrait : "Entendez ! " Paroles entre l'Ange et le Génie lors de l'hiver 1984

Béatrice Lukomski-Joly
Extrait : "Entendez ! " Paroles entre l'Ange et le Génie lors de l'hiver 1984
Extrait : "Entendez ! " Paroles entre l'Ange et le Génie lors de l'hiver 1984

Tableau à l'huile me représentant en 1984 en train de lire au bord de l'étang des Lésines à Hauteville-Lompnes au moment où l'idée d'écrire "Le Génie" germa en moi. Je n'ai pas réussi à faire une photo moins floue de ce tableau, car l'environnement se reflétait dans le verre de l'encadrement. Tableau appartenant à ma fille Julie Koutzine-Joly née en 1984 avec laquelle j'ai écrit cette pièce, je veux dire en sa présence quotidienne en mon bureau." « Écoute bruire le souffle de mes vents ! Au gré de tes pas, raconte le temps Qu'il a fallu au temps pour s'apprivoiser en homme. Raconte le temps qu'il...

je ne supporte plus...

Béatrice Lukomski-Joly
je ne supporte plus...
je ne supporte plus...

Je ne supporte plus la souffrance du monde, Tous ces sanglots qui me burinent l'âme, et me sondent Les enfants qui pleurent, amèrement offensés, Violés au nom de "je ne sais quoi", pour jouer, L'impardonnable délit des impies, que nul ne condamne, Et qui tristement, pour une vie, les damne. Je ne supporte plus les mensonges, par trop accablants, Et moins encore leur maestria, au nom de Dieu, Toutes ces contre-vérités qui falsifient la dignité, Au nom des perversions individuelles, ces calamités, Qui prennent la cruauté, pour se hisser fallacieuses, Sans consentir aux philanthropes, une coupe précieuse....

Actes féconds - bis -

Béatrice Lukomski-Joly
Actes féconds - bis -
Actes féconds - bis -

Nous voyons et entendons de plus en plus les gens se plaindre du manque d’humanité, du manque de moralité, même d’immoralité croissante, en cette époque troublée et manipulée. Mais qui acte l’humanité au quotidien sans se plaindre du manque de morale ? Car montrer l’exemple se passe de mots puisque l’action est un verbe en mouvement qui se témoigne seul. J’ai vu des gens méchants ne parlant jamais de valeur morale et ils font bien, car ils sont honnêtes avec leurs valeurs inhumaines... ils sont nombreux ; en effet, on ne peut pas se plaindre de ce que nous sommes soi-même, c'est-à-dire de manquer...

La vieille bâtisse.

Béatrice Lukomski-Joly
La vieille bâtisse.
La vieille bâtisse.

Il était une fois une bâtisse. La maison était vieille, d’un âge certain, centenaire et davantage, qu’elle avait nécessité beaucoup de travaux. Chaque pièce avait été reprise, embellie, consolidée. Pour cela, il avait fallu sur des décennies une grande quantité de matériaux. Ceux, anciens, avaient été stockés dans les annexes toutes aussi nombreuses que l’avaient été les désirs du beau et du presque bien fait. Elles étaient au nombre de cinq : une cave voûtée sous toute la superficie de la maison, un garage avec cour et deux bâtis dont l’usage au siècle dernier était courant : des commodités de...

Généreuse amie !

Béatrice Lukomski-Joly
 Généreuse amie !
Généreuse amie !

Ô douleur ! Fidèle épouse ! Eternel disciple ! Me laisseras-tu en paix, une heure, un seul jour ? Quand as-tu croqué l'ombre de ce long périple, Que vents et marées méprisent des vrais secours ? Ô douleur ! Fière marraine ! Qui partage mon lit, proscrit le mouvement ! Que veux-tu, que jamais tu ne lâches ma traîne, Qu'à nos épousailles tu offris de serment ? Si tu pouvais, un instant ! Laisser ton aiguille ! Oh ! Repos ! Ô ! immortelle fraternité ! Aimable clémence ! Douce ! Triste estampille ! Compassion amère ! Mon âme déliée. Quand se meurt la mesure, et que crie la sentence, Quand geste se...

Si chacun ...

Béatrice Lukomski-Joly
Si chacun ...
Si chacun ...

Si chacun, sans en omettre un seul, vraiment chacun de nous, tous les jours, se voyait mortel, vivant le jour comme s'il était le dernier, vraiment le dernier, conscient de sa toute dernière heure personnelle, sans aucune rémission pour une heure de vie de plus, réalisant la brièveté de la vie, car brève, elle est... Nous ne verrions plus un seul drame sur terre. Nous n'entendrions plus une seule parole mauvaise. Nous n'entendrions plus parler de guerre et ne verrions plus un seul enfant pleurer ni avoir faim. Nous ne serions plus capables de commettre un seul acte paralysant l'autre. Nous ne saurions...

Un jour, un enfant. Poème court suivi de considérations pensées sur la bientraitance.

Béatrice Lukomski-Joly
Un jour, un enfant. Poème court suivi de  considérations pensées sur la bientraitance.
Un jour, un enfant. Poème court suivi de considérations pensées sur la bientraitance.

Un jour, un enfant ! Un jour, un enfant blond ! Un jour, un enfant a grandi ! Un jour, devenu grand, L'enfant a pleuré le temps, Le temps, le vent et ses parents. Un jour, l'enfant a eu froid, Si froid, qu'il s'est brûlé d'amour, D'amour, un matin d'hiver sans fin. Il est parti sans rien, Pas même l'amour dans les yeux, Le regard désespéré d'être aveugle. Il a vu l'hiver, et le vent Qui tournoyait dans ses mains, Essayant d'attraper un brin d'air. Un jour, cet enfant blond Devenu brun comme la terre Vit de la boue tant il avait plu. Il pâte-modela* un rêve Qui avait la forme d'un soleil. Et se...

L'indigent

Béatrice Lukomski-Joly
L'indigent
L'indigent

Quel est ce sourire qui s'estompe, Et cette ombre ténébreuse qui va, Ce fort coup de tonnerre qui frappe, Et ce typhon qui ternit les gravas ? La rue glane ses piétons frileux Et le noir bitume crie sa colère ; La saison met son foulard peureux, Et tout va bruyant de fièvre. Le sol est jonché de feuilles mortes, Et encor' d'injures et de débris ; Les blasphèmes ont fermé la porte ; La rue a pris l'indigent sans abri. La nature a pleuré ; lui aussi. La bière a coulé ; les larmes aussi. Et les murs fissurés ont blêmi. Les arbres l'ont scruté ; la vie aussi. Qui, de raison, regrets, d'insensé, A vu...

L'épée des dieux.

Béatrice Lukomski-Joly
L'épée des dieux.
L'épée des dieux.

Michaël luttant contre le dragon - peinture Waldorf - Protégée d’une cuirasse bleue sollicitée, étincelante dans la lumière du jour, je vais l’âme confiante en l’âme du monde m’ayant montré son chemin en sa voie ardue. Le front coiffé d’un casque or supplié, moulé-au cœur ensoleillé de l’âme vive, je marche, décidée, dans la voix des Cieux que la Trinité en mon être montre de joie. Portant sur mon sein fleuri l’épée des Dieux ; forgée dans l’Être des cœur de l’Adam et d’Apollon, je vais d’un pas de Centaure sur quatre temps, insaisissable d’amour dans le trot de leurs noms. Tout ruisselle de feu...

La marque de la bête et la coupe de l'Amour

Béatrice Lukomski-Joly
La marque de la bête et la coupe de l'Amour
La marque de la bête et la coupe de l'Amour

À l'orée de la nuit quand se lève la lune, affranchissant nos âmes lourdes de noirceur, nous voyons deux êtres en soi, faits de laideur, lutter pour enfreindre la volonté divine. Alors que chacun, convaincu d’être loyal, vêtu de religion, sans prier chaque heure, nous voyons des âmes entravées de leurs leurres, côtoyant le glas qu'ils chatouillent en son mal. L’orgueil se vêt d’erreurs et de fétidité, arguant qu’il est fermeté, force et vérité, pointant les autres dans sa médiocrité, gonflant sa vilenie en sa témérité. Affirmant que l'autre est mauvais, triste despote, perdant sa voie, elle s'enfle...